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CULTURE

Musique: Médias 24 vous propose Marcus Miller

A l'aise dans tous les registres du jazz, il a su redonner à la basse toutes ses lettres de noblesse.

Musique: Médias 24 vous propose Marcus Miller
Samir El Ouardighi
Le 12 décembre 2014 à 18h27 | Modifié 12 décembre 2014 à 18h27

Si Marcus Miller nous était conté, il le serait incontestablement sous la forme d’un jazzman de notre temps. Ce bassiste d’exception donne foi dans le présent et dans l’avenir aux puristes du jazz qui sont restés figés dans les canons du passé.

Pour les amateurs qui ont eu le privilège et le plaisir de l’écouter au festival de Jazzablanca ou à celui d’Essaouira, l’expérience est unique car hormis son talent de musicien, son point fort demeure la prestation scénique où il réalise des performances renversantes devant un public tétanisé.

Né à Brooklyn en 1959, ce virtuose fait vibrer ses deux premières cordes… vocales et au fil des années commence à se faire connaître par ses collaborations qui l’imposent au sommet de la scène jazzy.

Le mythique album « Tutu » composé et produit pour Miles Davis qui a scellé sa renommée mondiale alors qu’il n’avait que 25 ans est l’occasion de reprogrammer ce standard qui n’a pas pris une ride et qui est brillamment revisité par Marcus et ses acolytes.

Entouré de très jeunes musiciens dont il sait détecter le talent et à qui il donne toute latitude de l’exprimer, le roi du slap suit les traces d’un certain Miles qui a fait de même avec lui et avec d’autres jeunes devenus des légendes (Herbie Hancock, Tony Williams…).

 

 

Quand Marcus s'empare d'une basse électrique, il transcende son rôle d'instrumentiste pour voir la vie en couleurs et pour donner au jazz, au funk et à la soul des allures et des airs plus (en)chantants. C’est le cas du 2e morceau qui reprend un morceau de Prince avec une indéniable touche jazzy qui prouve s’il en était besoin que ce virtuose de la basse connaît parfaitement les classiques de funk. Dans cette interprétation parue sur son 2e album intitulé « Silver rain », Marcus voit plus loin que le bout de sa basse car ses compositions et réinterprétations sont riches et chatoyantes.

 

 

Marcus Miller refuse de s’arrêter sur le temps qui passe en s’en tenant uniquement à des collaborations extérieures. En 1993,l’album « The Sun Don't Lie » lance brillamment sa deuxième carrière de leader épanoui. Sûr de son art, il donne toute la mesure de son talent.

Le morceau « Panther » met en avant  un musicien qui, après quinze ans d'aventures tous azimuts, a su parfaitement cadrer son propre champ d'expression avec des mélodies ciselées et des arrangements on ne peut mieux soignés.

 

 

 

L’album « Tales » paru en 1995 met définitivement en place une identité nouvelle qui montre l’étendue de son répertoire. Dans le morceau « Come Togheter » interprété à la sauce funk, Marcus prouve qu’il sait faire fructifier l’héritage des grandes musiques noires mais aussi blanches.

Quand il revisite un classique, Marcus donne l’impression de partager le goût de la musique de demain car ses antennes sont toujours tournées vers le futur.

 

 

 

La plupart des artistes se créent une identité lorsqu'ils sont dans la vingtaine et ne dérogent pas de ces bases pour le reste de leur existence. Ce n’est pas le cas de Marcus qui redéfinit sans cesse les paramètres des genres musicaux malgré qu’il soit à mi-parcours de sa vie.

Tout comme Miles Davis, il n'a jamais craint l'innovation et dans le morceau « Détroit » de son dernier album « Renaissance » paru en 2011, Marcus mélange allègrement un funk arabisant, une touche très adulte de hip-hop, de soul et de R&B en créant son propre espace musical.

 

 

 

Avec « l’éponge Marcus » tout est là, une mélodie de Stevie Wonder, l'ombre géante de Miles, la mémoire de John Coltrane, un clin d'œil à Prince.  Il faut toujours s'attendre au meilleur avec Miller.

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Samir El Ouardighi
Le 12 décembre 2014 à 18h27

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