Mawazine. 14 ans de succès
Mawazine a pris fin samedi soir. Le bilan chiffré est de 1.000 artistes, une centaine de concerts, sept scènes et plus de 2 millions de spectateurs. Un cas unique dans la région.
La 14-ème édition du Festival Mawazine Rythmes du monde a pris fin, samedi soir sur la scène OLM Souissi à Rabat, avec un concert époustouflant du groupe Pop Rock international Maroon 5, l'un des moments les plus forts de cette édition.
Le groupe américain, primé 3 fois aux Grammys Awards, catégorie "Meilleur Nouvel Artiste", a créé une ambiance de folie qui rappelle celle du concert du DJ Suédois Avicii avec lequel le festival a enregistré lundi soir un record d'affluence avec 200.000 spectateurs.
Des dizaines de milliers de fans, en particulier des jeunes, s'étaient rassemblés des heures durant avant le début du concert, animé en première partie par la jeune chanteuse marocaine Ghita révélée aux Etats-Unis, pour danser et chanter avec les cinq figures de Maroon 5 (Adam Levine, Jesse Carmichael, Mickey Madden, James Valentine et Matt Flynn) leurs tubes à succès: "This love", "She will be loved", "Maps", "Sugar", "Animals"...
Sur la scène de Nahda, c'est l'étoile du Liban Wael Kfoury qui a clos la programmation du festival dédiée à la chanson arabe, et réussi comme en 2012 à donner des frissons au public de Mawazine, envoûté par sa voix exceptionnelle. L'artiste qui avait dédié alors une chanson au Maroc, est revenu avec un répertoire encore plus riche à la rencontre de ses milliers de fans marocains.
Sur la scène Bouregreg qui a résonné huit jours durant au rythme des sonorités africaines, la note finale venait du Brésil avec Meta Meta (trois en même temps), un trio qui transcende les univers musicaux avec un mix de samba psychédélique, d'improvisations jazz et d'afro-punk saturé.
Au niveau de la scène de Salé, la programmation consacrée à la chanson marocaine s'est achevée sous les sons de la musique populaire avec les prestations de Daoudi, Tahour et Adil El Miloudi.
Au Théâtre National Mohammed V, c'est la musique andalouse qui a été à l'honneur pour clore cette 14ème édition du Festival Mawazine avec une soirée inoubliable, animée avec brio par trois figures de ce répertoire authentique : le maître incontesté du chant arabo-andalou, Mohamed Bajeddoub, Abderrahim Souiri et l'Orchestre Debbi, dirigé par Mohamed Amine Debbi.
La troupe irakienne Inanna, connue dans le monde de la musique électronique, a clôturé, quant à elle, les soirées de la musique Tarab qui ont égayé tout au long du festival la salle Renaissance, en partageant avec les mélomanes leur style musical sobre, mettant en avant le talent de ses artistes virtuoses maitrisant parfaitement leur art et innovant avec leurs instruments respectifs.
En début de soirée, la création "Une musique dans chaque port", une œuvre originale qui a mis le public, dans le cadre du site historique de Chellah, sur les traces des rythmes du monde dans les principales cités portuaires de la planète, a fait sa dernière escale au port d'Istanbul, avec la chanteuse Ozlem Ozdil qui transmet, par son répertoire, les traditions anatoliennes dans le monde moderne, s'inscrivant ainsi dans la lignée des grands chanteurs, poètes et musiciens tels que Pir Sultan, Koerolu, Yunus Emre ou encore Karaoglan.
Neuf jours durant, le festival Mawazine-Rythmes du monde (29 mai-6 juin), rendez-vous annuel artistique attendu par des millions de mélomanes, toutes générations confondues, aura accueilli pas moins de 1.000 artistes, parmi lesquels de grandes figures de la chanson marocaine et arabe, des stars internationales, ainsi que des ambassadeurs des traditions mondiales des différentes contrées du monde.
Cette 14ème édition de Mawazine, organisée par l'association Maroc-Cultures, avait proposé aux spectateurs une programmation "très riche" avec une centaine de concerts offrant des rencontres artistiques au sommet, où les maîtres-mots sont échange, découverte et épanouissement, réparties sur sept scènes à Rabat et Salé, outre des spectacles de rue et des ateliers.
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