Casablanca bientôt inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco
L’inscription de la ville au sein de la prestigieuse liste établie par l’organisation internationale est sur la bonne voie. L’association marocaine Casamémoire, qui porte le projet, se donne une année pour y parvenir.
C’est une bonne nouvelle pour tous ceux qui défendent le patrimoine architectural casablancais : la capitale économique du royaume va voir sa « valeur universelle exceptionnelle » enfin reconnue par l’Unesco, au même titre que près de 1.000 sites mondiaux parmi lesquels Rome, Paris ou Jérusalem.
La première étape a été franchie en novembre 2013 avec l’inscription sur la liste indicative du patrimoine mondial demandée par la délégation marocaine auprès de l’Unesco, dont le siège est à Paris.
Pour faire avancer la cause de Casablanca, le ministre de la Culture Mohamed Amine Sbihi et Casamémoire, présidée par l’architecte Rachid Andaloussi, signeront une convention de coopération vendredi 14 février.
C’est l’association fédérant les défenseurs du bâti casablancais Casamémoire qui a été à l’initiative de cette démarche. L’association se donne une année pour parvenir à l’inscription définitive. Elle compte notamment sur le fait que Casablanca sera le seul dossier que le Maroc présentera à l’Unesco.
Pour ce qui est du périmètre concerné, Casamémoire souhaite qu’il inclut la ville nouvelle édifiée au XXe siècle - véritable laboratoire en matière d’architecture et d’urbanisme - et l’ancienne médina, et pourquoi pas des zones situées au-delà du boulevard Zerktouni.
L’inscription sur la liste indicative n’est qu’une étape d’un processus plus long qui doit déboucher à terme sur l’inscription définitive. Plusieurs sites marocains sont inscrits sur la liste indicative depuis de nombreuses années. Rabat a obtenu l’inscription définitive en 2012, et d’autres sites marocains sont déjà inscrits : 11 au total, dont Fès et Marrakech. Rabat a été distinguée pour son patrimoine architectural aux influences multiples.
Bien que la « label Unesco » ne donne lieu à aucune aide financière, c’est un excellent levier de protection et de mise en valeur du patrimoine. Les autorités locales et nationales peuvent s’appuyer sur cette distinction pour favoriser le développement touristique. Elles doivent aussi faire preuve d’implication pour rénover et entretenir l’existant car un site peut être retiré de la liste. L’inscription n’est pas une fin en soi.
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