Royal Mansour, un concept au cœur de la stratégie hôtelière du holding royal
EXCLUSIF. Le groupe Méridien quitte le Royal Mansour de Casablanca. Il ne s’agit pas d’une vente, mais d’une extinction de contrat de location arrivé à terme après de longues années de gestion de cet édifice hôtelier. Si le souhait du départ de la chaîne américaine était connu depuis un moment, ses raisons le sont moins.
Depuis quelques années, les gestionnaires du Royal Mansour de Casablanca réclamaient une cure de jouvence pour ce joyau de la Capitale économique. Le Méridien est locataire, c’était au propriétaire de mettre la main à la poche pour investir dans un projet de rénovation.
Les murs de Royal Mansour appartenant à la famille royale, c’était donc au holding Siger de prendre la décision de mettre l’édifice à niveau. Mais le holding royal ne voyait pas les choses de cet angle. Pour son management, il y aura effectivement rénovation, mais pas avec le Méridien.
Peu connues du marché, les ambitions du holding royal d’investir dans le tourisme prenaient de plus en plus d’ampleur. De simple propriétaire d’établissements de renom, le holding royal voulait s’impliquer dans la gestion hôtelière, mais pas n’importe laquelle. Sa marque devait représenter le luxe extrême.
Le premier pas dans cette stratégie initiée de longue date, est illustré par l’ouverture du Royal Mansour de Marrakech. Un positionnement clair est ainsi initié et promu à travers des communications ciblées auprès d’une clientèle triée sur le volet.
Le RM Marrakech bien installé, cap sur Casablanca. Le contrat de location du Méridien arrivant à terme, le holding en profite pour poser son empreinte.
Sa filiale Vicas Gestion prend le relais et annonce une grande opération de rénovation qui durera à peu près de deux ans. «Le résultat devra être similaire à celui de Marrakech» nous révèle une source proche du dossier.
Changement de teneur, mais aussi de stratégie marketing. Tout sera revu et adapté au nouveau positionnement de la marque. Le personnel actuellement actif au sein du Royal Mansour de Casablanca, sera déployé à Marrakech. Objectif : s’imprégner de la touche du nouveau positionnement de la marque.
Marrakech et Casablanca ne sont, selon nos sources, qu’une étape. D’autres villes sont visées. «Et cela risque de prendre un peu de temps», poursuit notre source. Et pour cause, le choix des lieux ou des établissements hôteliers qui peuvent s’adapter à la gamme ciblée par Vicas Gestion, se comptent sur les doigts de la main.
Les échos du marché, surtout ceux des opérateurs dans le secteur touristique, convergent: El Menzeh de Tanger et Tour Hassan de Rabat sont éligibles. S’il est difficile de vérifier cette information, il est plus intéressant d’exploiter son sens stratégique.
Il est clair que la stratégie du groupe marocain est de mettre en valeur des endroits mythiques, qui recèlent une histoire, une légende… pour les transformer en un lieu de villégiature de luxe. Cela peut concerner un hôtel déjà existant comme le choix peut porter sur un Palais mythique, une ancienne demeure ayant une âme et une histoire à raconter.
Il est pour l’instant trop tôt pour se prononcer sur les cibles de Vicas Gestion, mais ce qui est sûr c’est que le holding royal se lance dans un créneau qui était jusqu’à une date proche le terrain de prédilection de marques étrangères. Il faut dire qu’en matière d’art de vivre, le Maroc a tous les atouts!
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