La tour Al Noor en discussion à Rabat
Les promoteurs du projet Al Nour Noor à Casablanca se trouvaient au Maroc cette fin de semaine pour présenter le dossier du projet.
Les contacts se font à Rabat auprès d’instances gouvernementales.
Médias 24 a rencontré Amédée Santalo, le concepteur de la fameuse tour Al Noor de 114 étages. Selon le conseiller du Cheikh Tarek Bin Laden, les responsables du projet en sont aux démarches gouvernementales et n’attendent que le feu vert du gouvernement. Une réunion était prévue pour vendredi après-midi.
C’est l’un des feuilletons de ces derniers mois. Annoncée depuis le mois de décembre, une tour édifiée sur une hauteur de 540 mètres est promise aux casablancais par le Cheikh Tarek Bin Laden, patron de l’entreprise Middle East Development.
Selon le concepteur de la tour, Amédée Santalo, le projet, au niveau de l’architecture et dans les études d’ingénierie, va bon train : «nous sommes en train de faire valider le projet. Les études d’ingénierie et d’architecture sont en progression. Nous sommes dans les démarches gouvernementales. Nous rencontrons les différents organismes.»
M. Santalo affirme que les responsables du projet sont prêts à le démarrer. «Nous avons un projet à proposer, des conditions à demander. Si on parvient à trouver un accord, nous donnerons un planning et démarrerons le projet immédiatement.» Les discussions contractuelles avec le gouvernement sont donc en cours selon M. Santalo. Reste à savoir si le gouvernement acceptera les conditions de Tarek Bin Laden.
M. Santalo est convaincu de la réussite de la tour, et de sa plus-value pour le Royaume sur tous les plans. «La tour fera du bien au Maroc à tous les niveaux. Déjà sur le plan touristique, je peux vous dire qu’on parle partout dans le monde de cette tour. Nous n’avons aucun doute sur la réussite du projet. »
Pour M. Santalo, seuls les accords freinent le lancement de la tour. En réalité, les promoteurs du projet souhaitent obtenir un maximum d’avantages de la part du Maroc contre ce projet, ou plutôt cette idée. Le montage financier n’est pas clarifié ni exposé. Tout se passe comme s’il n’y avait que l’idée, que l’on essaie d’implanter là où c’est possible et pourquoi pas au Maroc.
A Casablanca, les autorités sont très sceptiques quant à l’aboutissement du projet, a constaté Médias 24. Une tour à venir, ou s’agit-il d’un mauvais tour ? L’avenir nous le dira.
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