Déraillement de Casa : une “erreur humaine“ selon l’ONCF.
Le déraillement mercredi dernier d'un train assurant la liaison Casablanca-Fès à l'entrée de la gare de Zenata, "est dû à une erreur humaine", indique samedi l'Office National des Chemins de Fer (ONCF), affirmant que "le conducteur et le chef du train n'ont pas respecté" le signal de protection "en position d'arrêt" et que le collaborateur ayant trouvé la mort "n'assume aucune responsabilité quant à l'accident survenu".
L'enquête menée par une commission d'experts de l'ONCF a révélé qu"'un train de marchandises en provenance de Ain Sebaa a été reçu normalement sur une voie de service en gare de Zenata. De ce fait, le système de signalisation a mis automatiquement le signal de protection en position d'arrêt", précise le communiqué.
"Le conducteur et le chef du train (déraillé) n'ont pas respecté ce signal d'arrêt et par conséquent, ont franchi, à vitesse élevée malgré l'action du freinage d'urgence, un aiguillage en position déviée. Ceci a engendré le déraillement du train et sous l'effet de son inertie, a tramé sur 300m environ et a heurté un collaborateur et a effleuré un wagon vide en stationnement sur une des voies adjacentes", indique le communiqué.
Cette commission d'enquête confirme que "les installations de signalisation, voie, caténaires fonctionnent normalement, le matériel roulant ne présente aucune anomalie, l'accident n'est dû ni à une collision ni à un rattrapage de trains et que le collaborateur défunt n'assume aucune responsabilité quant à l'accident survenu".
Par ailleurs, l'ONCF précise qu'il relève la sécurité au rang d'une priorité absolue et met en œuvre, dans le cadre de son programme 2010-2015, plusieurs actions visant à améliorer davantage son système de sécurité en luttant notamment contre les risques liés au facteur humain par l'instauration d'un nouveau système de management de la sécurité conformément aux standards internationaux, l'adoption d'un processus rigoureux d'habilitation des collaborateurs assurant les fonctions de sécurité et la mise en œuvre de plans de formations initiales et continues assorties d'un encadrement de proximité.
"Le train assurant la liaison Casablanca-Fès, composé dans l'ordre de deux locomotives, d'un fourgon générateur et 6 voitures à voyageurs (offrant 494 places), a emprunté lors de sa réception en gare de Zénata, l'itinéraire donnant accès aux voies de service et a déraillé vers 13h35 sur une aiguille en position déviée. Le convoi a tramé sous l'effet de son inertie et a effleuré, à vitesse réduite un wagon vide en stationnement sur la voie adjacente", indique la même source.
L'ONCF affirme que tous les moyens humains et techniques nécessaires pour prendre en charge les passagers ont été mobilisés rapidement. "Notre cellule de crise a été activée dans les minutes qui suivent la survenance de ce malheureux accident pour gérer la situation et permettre notamment aux secours d'arriver sur place le plus rapidement possible. La circulation normale des trains a été rétablie à 14h45", rappelle l'Office.
"Parmi les 240 passagers du train en question, 32 personnes ont été transportées à l'hôpital, à leur demande, pour y suivre des examens radiologiques et l'ont quitté lé même jour vers 18h. Aussi, l'ONCF a traité toutes les demandes de prise en charge dans le cadre de sa police d'assurance +responsabilité civile+ et reste à la disposition de ses clients pour les nouvelles doléances via son département juridique", poursuit le communiqué.
Concernant la brigade de conduite du train, la même source précise que le chef de train a quitté l'hôpital après une hospitalisation d'une journée et le conducteur est sous suivi médical.
"Cet accident a malheureusement engendré le décès du collaborateur, chargé de superviser les manœuvres sur les voies de service en gare de Zénata, qui a été surpris par l'arrivée du train déraillé alors qu'il se trouvait à 300m environ du point de déraillement", ajoute le communiqué.
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