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ECONOMIE

Au 1er jour, seules les GMS appliquent l'interdiction des sachets en plastique

Sur le plan juridique, la loi est certes entrée en vigueur. Seule une partie du marché respecte l'interdiction. Son appropriation par les commerçants et les grossistes n’est pas encore faite.

Au 1er jour, seules les GMS appliquent l'interdiction des sachets en plastique
Kawtar Bentaj
Le 1 juillet 2016 à 15h45 | Modifié 11 avril 2021 à 1h04

Vendredi 1er juillet 2016, premier jour de l’entrée en vigueur de la loi 77-15, interdisant la production, l’importation et la commercialisation des sacs en plastique.

Pourtant, au quartier Derb Milan à Casablanca, les boutiques spécialisées depuis des années dans la vente en gros des sacs en plastique continuent à fonctionner comme avant. "Nous n’avons pas eu le temps pour nous préparer à la nouvelle configuration. Nous respecterons la loi lorsque nous aurons écoulé nos stocks qui valent plusieurs dizaines de milliers de DH", s’insurge un commerçant. "Cela peut demander jusqu’à deux ans", ajoute-t-il.

Au 1er jour, seules les GMS appliquent l'interdiction des sachets en plastique

Les épiceries et les commerces  résistent eux aussi au changement. Les sacs en plastique continuent à être utilisés. Aucune trace des fameux sacs de substitution. "Ils sont onéreux et peu disponibles sur le marché. Ils ne sont pas pratiques et ne supporteront pas le poids des fruits et légumes. Je ne compte pas m’en approvisionner. Par contre, je demanderai à mes clients de se munir de couffins ou de chariots pour les courses", souligne un commerçant basé au quartier du Maârif.

Ci-dessous, notre reportage vidéo effectué ce vendredi 1er juillet à Casablanca

Seul le réseau GMS (grandes et moyennes surfaces) a respecté la loi. Point de sacs en plastique. Pour les fruits et légumes et autres produits secs, les sacs en papier sont de rigueur. Le papier kraft et les barquettes sont utilisés pour emballer la viande et le poisson.

Au 1er jour, seules les GMS appliquent l'interdiction des sachets en plastiqueAu 1er jour, seules les GMS appliquent l'interdiction des sachets en plastique

 

Des commissions de contrôle dépendant des autorités locales auront la charge de vérifier l’application de la loi sur le terrain et de saisir le parquet en cas de manquements.

Pour les contrevenants, la loi a prévu des amendes pouvant atteindre jusqu’à 1 million de DH pour les fabricants des sacs en plastique; elles sont de 10.000 DH à 500.000 DH pour ceux qui les commercialisent.

Les  commerçants toutes catégories confondues sont aussi concernés. Ceux qui fournissent leurs produits dans des sacs en plastique paieront une amende variant entre 20.000 DH et 100.000 DH.

Les sanctions ne sont pas applicables aux consommateurs.

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Kawtar Bentaj
Le 1 juillet 2016 à 15h45

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