Changements climatiques: Le Maroc, pays le plus touché au sud de la Méditerranée
Parmi les pays méditerranéens (PM), l'économie du Maroc sera la plus touchée par les changements climatiques d'ici 2050, a indiqué le rapport "Energies 2050: Les défis du changement climatique en Méditérranée", présenté à la Cop 22.
Le Maroc sera le 84e pays le plus touché, au niveau mondial, par les changements climatiques d'ici 2050. Il sera également le pays le plus affecté des pays sud-méditerranéens, puisque les zones côtières et l’agriculture sont très exposées à l’élévation du niveau de la mer, indique le rapport. Le Royaume sera suivi par l’Algérie (98e au niveau mondial), et la Turquie (116e), a ajouté la même source.
Par ailleurs, les pays sud méditerranéens sont moins affectés que plusieurs pays européens, tels que l’Allemagne (18e), la France et le Portugal (19e), et enfin l’Italie (24e).
Agriculture et tourisme
Au Maroc, concernant le secteur de l’agriculture, le réchauffement climatique conduira, d’ici 2050, à la diminution de 7,3% des rendements des cultures de blé, et de 3,6% de ceux des céréales. Ces baisses pourront cependant se traduire par une augmentation des prix des importations, qui risquera de déséquilibrer davantage la balance commerciale du pays.
Le secteur du tourisme sera également négativement affecté, par l’élévation de la température, les disponibilités en eau, et les prix du transport international.
Ainsi, la demande touristique chutera de près de 6% au Maroc, contre près de 2,8% en Tunisie. Cette baisse se traduira par un effet négatif sur le PIB, allant jusqu’à 0,1% pour le Royaume.
Des opportunités, mais peu saisies
La décennie passée a été marquée par la mise en place de politiques publiques, comprenant l’adoption de textes législatifs et réglementaires pour l’environnement et les énergies renouvelables, ainsi que la mobilisation de ressources financières importantes.
Il y a plus de 10 ans, l’adoption, en novembre 2005, de la "Stratégie méditerranéenne pour le développement durable" (SMDD) par les Parties contractantes à la Convention de Barcelone sur la protection du milieu marin et du littoral méditerranéen, a été un des premiers signaux forts pour l’intégration de l’environnement et du développement.
En matière énergétique, elle suggérait une amélioration de l’intensité énergétique de 1 à 2% par an et d’atteindre, pour les énergies renouvelables (ER), 7% de la demande totale en énergie primaire en 2015.
Néanmoins, ces espoirs n’ont pas évolué comme souhaité. L’intensité énergétique dans l’ensemble des pays méditerranéens a progressé de 0,3% par an entre 1992 et 2003.
Le rapport note que l’exploitation des gisements d'’efficacité énergétique (EE) semble être négligée par rapport au développement des ER, alors que les gains économiques potentiels sont supérieurs dans le domaine de l’EE.
Enfin, les chercheurs estiment que le Maroc pourrait créer d'ici 2040, entre 270.000 et 500.000 emplois dans le secteur des énergies renouvelables.
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