Casablanca. L’ancien marché de gros de Belvédère déclaré “menaçant ruine”
Khalid Safir, wali de Casablanca-Settat, a signé un arrêté déclarant le bâtiment menaçant ruine. Il se base sur les conclusions d’une récente expertise du Laboratoire public d’essais et d’études (LPEE), mandaté par la commune en mars 2017.
Alors que le conflit entre la commune de Casablanca et la famille Chaâbi au sujet de ce bien court toujours, LPEE vient de se prononcer sur l’état du bâtiment. Son rapport "relève des détériorations importantes au niveau des structures", nous déclare Khalid Safir, wali de Casablanca-Settat.
Ce dernier signe alors un arrêté où il affirme que le bâtiment menace ruine.
Que deviendra ce marché? Sera-t-il démoli, restauré? "Il sera procédé au confortement des structures et à sa restauration", nous répond M. Safir.
La décision de mandater LPEE pour expertiser ce bâtiment a été prise par le maire Abdelaziz Elomari. "Cet équipement est délabré. Il a été laissé à l’abandon pendant 20 ans. Il faut s'assurer en amont de son état. Nous allons confier cette mission à LPEE", avait-il déclaré dans un entretien accordé début mars 2017 au site du PJD.
Contacté par Médias24 pour connaître sa réaction sur cette dernière nouvelle, Faouzi Chaâbi n’a pas donné suite à notre demande d’information.
> Rappel des faits
La récupération de ce bien par la commune le 15 février 2017 ne s’est pas passée sans heurts. Deux jours après, Faouzi Chaâbi et Dimco en tant que personne morale ont déposé plainte accusant le maire et son équipe d’avoir enfreint la loi en faisant fi d’une décision de suspension de l’exécution du jugement de récupération. Dans cette plainte, il fait état d'investissements consentis de l’ordre de 60 MDH (travaux, matériels…) en plus de 11 MDH déjà payés à la ville.
Fin mars, le tribunal administratif de Casablanca se prononce en sa faveur, mais les murs demeurent occupés par la ville.
Dans sa version des faits, Abdelaziz Elomari avait déclaré au lendemain de la récupération du marché que la notification de suspension d’exécution du jugement n’est parvenue au conseil que le 17 février, soit deux jours après l’exécution effective. Traduction: l'action de récupération au moment où elle a été faite ne souffrait d'aucun vice.
"Il faut savoir également que je ne fais que respecter le nouveau plan d’aménagement des Roches noires publié au BO en 2015. Il évoque clairement la transformation de l'ancien marché de gros en complexe socio sportif", avait-il ajouté.
Selon Elomari, les clauses financières du contrat entre la commune et Dimco n’ont pas non plus été respectées: "Aucun centime n’a été versé à la ville alors que le contrat signé avec Dimco prévoyait le versement d’une redevance de 1,2 MDH la première année, 1,3 MDH la deuxième année et 1,4 MDH la troisième année avec une augmentation de 10% maximum toutes les trois années ainsi que le versement de 90.000 DH par an en contrepartie de l’exploitation du parking et une contribution à hauteur de 2 MDH dans la réalisation d’un complexe sportif prévu au plus tard en 2003".
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