La Samir espère redémarrer le raffinage à la mi-juin
Un nouvel horizon a été fixé par le syndic de la Samir Mohamed Krimi, pour le redémarrage du raffinage, apprend Médias 24 de source interne. Il s’agit de la mi-juin. Il ne faut pas s’attendre à un redémarrage avant cette date.
Le redémarrage, encouragé par le tribunal de commerce dans son jugement de liquidation, décidé par le syndic quelques jours plus tard, est censé donner davantage de valeur à l’entreprise: il est évident que l’on vend plus facilement et plus cher une entreprise qui est en activité.
Le redémarrage de la raffinerie pose des problèmes techniques, qui ne s’avèrent pas insurmontables.
Le problème le plus délicat n’est pas technique, il concerne l’approvisionnement. Au début, le syndic a envisagé de faire décharger le Delta Tolmi et d’utiliser sa cargaison qui représente 6 journées de raffinage.
M. Krimi a dans une seconde étape répété à ses différents interlocuteurs qu’il ne sert à rien de redémarrer pour s’arrêter 6 jours plus tard. En d’autres termes, il faut sécuriser l’approvisionnement.
Une consultation restreinte auprès de fournisseurs connus sur le marché international a été lancée par la suite. Selon nos sources, “il y a eu des réponses“, formulation qui laisse entendre que l’on ne s’est pas trop bousculé. Parmi les réponses, celle de Glencore ne fait aucun doute, ce dernier espérant récupérer une partie de ses créances sur la Samir.
M. Krimi voulait conclure un accord de fourniture de matières premières (brut) contre du produit raffiné. Mais là encore, aucun des contrats espérés n’a pu se conclure malgré des accords (verbaux) de principe.
Aujourd’hui, le syndic et le management sont plus réalistes: le nouvel objectif consiste à redémarrer à la mi-juin.
Et le délai de liquidation? Le jugement de liquidation avait instauré 3 mois de continuation de l’activité. En réalité, par le jeu des prorogations, le délai n’a aucun sens dans la configuration actuelle. Personne n’a de visibilité concernant la liquidation de la Samir. L’affaire risque de durer, de s’éterniser.
Enfin, pour ce qui concerne l’existence d’éventuels repreneurs, nos sources affirment qu’il n’y a “aucune piste sérieuse pour le moment“. Certains créanciers étrangers, du milieu pétrolier ont évoqué oralement des possibilités de conversion de dettes contre des actions, mais cela s’arrête là. Il n’y a pas encore eu de suite.
Le vendredi 29 avril, la Samir a tenu les conseils d’administration de ses filiales Acafe (Formation), SDCC (distribution), TSPP et Comadi. Le constat principal concerne l’étendue des dettes de la SDCC à l’égard de sa maison-mère et des pertes de cette filiale. Selon nos sources, un administrateur, Mohamed Ghayate, a présenté sa démission des différents conseils d’administration où il siégeait.
Les comptes définitifs de la Samir et de ses filiales devraient être rendus publics fin mai.
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