Tanger. Le chinois Haite confirme 500 hectares
EXCLUSIF. Le président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima (TTAH) Ilyas El Omari a confirmé à Médias 24 que “le groupe Haite démarre son projet industriel marocain sur un foncier de 500 ha en bord d’autoroute en Tanger et Tétouan“.
Ilyas El Omari s’est rendu en Chine en juillet dernier après une première visite de la partie chinoise en juin. A la veille de l’Aid al Adha, c’est un groupe de cadres de Haite conduit par M. Jung Haitao qui est revenu à Tanger pour de nouvelles réunions, dont une avec El Omari.
Jung Haitao, M. Haite à Tanger
Jung Haitao est le représentant de Haite Groupe à Tanger et au Maroc. Depuis ce mois de septembre, il réside désormais au Maroc et va entamer dès ce mercredi de Aid la phase de confirmation du projet sur le plan administratif et légal.
A la veille de l’Aid, la délégation chinoise de Haite a tenu ses premières réunions techniques avec les autorités locales et revisité le port de Tanger-Med et le site du futur parc industriel. Fondé il y a 25 ans dans l’ouest de la Chine à Chengdu, Haite est spécialisé dans la maintenance et l’électronique aéronautiques
Selon M. El Omari, “Haite va créer un parc industriel de 500 hectares dans un premier temps, avec le projet de monter à 2.000 hectares“. 500 hectares est à 55 hectares près la superficie -445 ha- de la Tanger Free Zone (TFZ) que Tanger Med Zones (TMZ) a mis 12 ans à vendre et à remplir à 85%, sachant l’appui dont le projet a bénéficié de la part des pouvoirs publics et des principales banques marocaines actionnaires du projet, inaugurations royales en sus.
Pour commencer, un parc industriel équivalent à la TFZ
Les Chinois devraient dans un premier temps aménager 500 ha pour y accueillir l’usine de fabrication d’autobus électriques et y monter des projets dans les secteurs agroalimentaire, aéronautique et pharmaceutique.
Le parc industriel chinois doit accueillir des entreprises chinoises, dont l’objectif est de produire à Tanger pour l’Europe, l’Afrique et tout autre marché avec lequel le Maroc a signé des accords de libre-échange, lesquels sont nombreux. Ils incluent l’UE et ses 500 millions de consommateurs, les Etats-Unis (330 millions), la Turquie (70 millions), les Emirats arabes unis (10 millions) et l’Egypte, la Jordanie et la Tunisie (100 millions au total), ainsi qu’une dizaine de pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel notamment.
Selon M. El Omari, la deuxième phase du parc industriel doit comprendre le lancement des services, avec l’implantation des agences bancaires, protection civile, centre de santé, des hôtels, restaurants, et bureaux.
La troisième phase comprend l’habitat “avec l’objectif d’une zone capable d’accueillir 300.000 personnes résidentes“ a confirmé M. El Omari. A terme, sur ces 300.000 résidents, 100.000 devraient occuper un emploi. Les détails complets de ce projet seront connus à l’issue d’une présentation de celui-ci au Souverain.
Ce premier investissement majeur chinois au Maroc et le rapprochement entre Rabat et Pékin va se concrétiser dans les prochaines semaines «par un jumelage régional entre Tanger-Tétouan et Chengdu», a indiqué El Omari, qui cherche ses mots avec humour pour exprimer comment ce “jumelage est régional, mais qu’il se passe entre la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima et une ville chinoise de … 33 millions d’habitants“.
Avec de telles différences d’échelle, les ajustements ne vont pas se faire du jour au lendemain. La Chine est un pays 1,3 milliard d’habitants, d’une superficie supérieure à 9,6 millions de km², avec le second PIB du monde (2014) et 100 millions de Chinois qui voyagent chaque année à l’étranger, presque trois fois la population du Maroc.
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