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Hamid Chabat présente et défend le programme de l'Istiqlal

Après le RNI, c'est au tour de l'Istiqlal d’être invité au débat par le Mouvement Damir, ce lundi 19 octobre à Casablanca dans le cadre de ses rencontres avec les partis politiques. Le patron de la troisième force politique au Royaume a promis de "restaurer la confiance du citoyen et de l'investisseur", si l'Istiqlal arrive à remporter les législatives. Verbatim.

Hamid Chabat présente et défend le programme de l'Istiqlal
Mehdi Jaouhari
Le 19 septembre 2016 à 16h30 | Modifié 11 avril 2021 à 2h38

A la différence de la première rencontre avec le leader du RNI, la grande salle "Al Jabri" du complexe culturel Al Hamadani à Casablanca était cette fois-ci à moitié remplie.

Au premier rang de l'assistance, on remarquait la présence des ex-ministres Karim Ghellab et Yasmina Baddou ou celle de l'ex-détenu salafiste Abdelwahab Rafiki alias Abouhafs, ce nouveau venu qui, comme l'a déclaré Hamid Chabat, est "le symbole d'un engagement de l'Istiqlal pour réhabiliter un courant sociétal important (la mouvance salafiste, ndlr) et renouer avec le salafisme national".

Reconnaissant implicitement sa non maîtrise du volet technique de son programme, Hamid Chabat s'est chargé d'en discuter uniquement le volet politique, tandis que Najib Mikou a de son côté débattu le volet économique. Pour leurs parts, Rahal Mekkaoui et Abdelkader El Kihel ont respectivement présenté les volets sociétal et diplomatique. Voici notre sélections de leurs propos.

>Politique

"Nous avions quitté le gouvernement Benkirane I entre autres après avoir réalisé que ce dernier s'éloignait de plus en plus de notre programme. L'augmentation des prix est une ligne rouge pour nous", a précisé Chabat en revenant sur le retrait de l'Istiqlal de la coalition gouvernementale en 2013.

"Si nous étions à la tete de l’Exécutif, nous aurions entamé un débat national élargi y compris avec ceux qui avaient boycotté les élections. A l'époque du gouvernement précédent, Abbas El Fassi consacrait plus de temps à collaborer avec l'opposition qu'avec sa Majorité. Benkirane et El Othmani devront s'en rappeller sans doute," a-t-il noté pour insinuer que le PJD n'a pas privilégié une approche participative.

"L'Istiqlal ne peut ni user de certains concepts (Attahakoum, ndlr) pour se dérober à ses responsabilités, ni impliquer la monarchie dans la lutte partisane."

"Nous sommes fiers que notre leader Feu Allal El Fassi ait été derrière le concept de la Commanderie des croyants. La religion est importante dans la vie des Marocains et est un facteur de stabilité."

"Le peuple marocain ira avec les porteurs du projet national et égalitariste. Nous refusons toute bipolarisation de la scène politique marocaine."

"Nous notons une critique infondée des partis politiques par certains commentateurs. Certains disent que nous dépensons plus qu'il n'en faut du financement public. Ils oublient que ce sont les partis politiques qui nous ont permis d'éviter une scénario à la tunisienne ou à l’égyptienne, en 2011."

"Les partis politiques sont parfois forcés d'accréditer des gens en dehors des partis, par manque de moyens".

"L’extrémisme doit être combattu par la pensée. Face au wahhabisme, nous voulons redonner vie au salafisme national. Nous y travaillons depuis deux ans. C'est dans ce cadre que s'inscrit l'accréditation de Abouhafs à Fès ou Temsamani à Tétouan, ainsi que le lancement d'un centre de recherche consacré à cette question"

>Economie

"Au début de notre travail pour élaborer notre programme, on croyait que le modèle économique existant était bon, avant de découvrir qu'il ne suffit pas d'avoir un bon chef de gouvernement pour relancer l'économie".

"Le Maroc a fait moins que ce qu'il avait réalisé au début des années 80. La mieux lotie des stratégies sectorielles n'a pas dépassé 50% de ses objectifs."

"Nous vivons une crise du modèle économique. Celui-ci est devenu caduc. Nous proposons 4 axes phares dans le volet économique à savoir: procéder à une rupture avec le modèle économique actuel, la re-dynamisation des secteurs dormants (Textile, pétrochimie et ceux dont le Maroc détient un savoir-faire) , donner du contenu à l'égalitarisme, en s’intéressant à l'économie sociale et solidaire, secteur assimilé jusque-là à de la bienfaisance et enfin attaquer des secteurs nouveaux, dont principalement celui du halal, qui représente à lui seul 800 MM$ et est dominé par les Occidentaux".

"Concrètement, nous proposons également de renégocier et revisiter les ALE (Accords de libre-échange, ndlr) que nous considérons comme étant un marché de dupes. Avec les Américains, il y a beaucoup de barrières extra-tarifaires tandis qu'avec les Européens, il y a une grande problématique liée au lobbying".

"Il faut également que nous diversifions nos partenaires. L'espace européen est le pire voisinage économique qui puisse exister actuellement. La croissance en Chine par exemple profite à tous ses voisins tandis qu'au Maroc nous sommes pénalisés par la morosité de l'U.E."

"Les réformes de la Caisse de compensation et celle retraites sont nécessaires, on est d'accord. Mais il est lamentable qu'elle soient faites au détriment des plus faibles. Nous voulons également les revisiter pour qu'elles deviennent des réformes équitables".

>Culture, éducation et jeunesse

"La véritable problématique de l'enseignement est celle consistant à le politiser, de la langue en passant par les manuels, ainsi que la relation entre l'Etat et les enseignants."

"Il faut trancher définitivement, en choisissant une seule langue pour l'enseignement."

"Nous déplorons qu'une loi organique (L.O relative à la mise en oeuvre du caractère officiel de l'amazigh, ndlr) aussi importante soit délaissée par le gouvernement."

"Il faut professionnaliser la culture et le sport, en les liant à la logique économique, pour en faire des secteurs à la fois rentables et profitables à la majorité des citoyens".

"Nous sommes pour la reconnaissance des droits humains, en respect des spécificités de notre pays. Même s'il est dans un bar, un Marocain n'acceptera jamais que vous méprisiez sa religion."

"Certes, l'Istiqlal rayonne moins qu'avant sur le plan intellectuel. Le recul des idéologies est une tendance internationale. Toutefois, nous tentons de demeurer une bonne adresse pour former les cadres. Actuellement, nous avons plus de 117 chercheurs docteurs ou post-doctorants. Notre programme est fait pour et par des Istiqlaliens"

>Diplomatie

"Nous avions été réceptifs par rapport au changement de paradigme de notre diplomatie. Nous sommes de plus en plus actifs au sein des organisations politiques internationales auxquelles nous appartenons ou à celles que nous avons intégrées dernièrement."

"L’intérêt des canaux de la diplomatie parallèle est de réagir à nos détracteurs. Il s'agit entre autres de faire connaître les réformes engagées par le Royaume."

"Je ne pense pas que les partis politiques algériens puissent être nos interlocuteurs sur le terrain de la diplomatie parallèle. Le régime d'Alger barre la route à tout acte d'apaisement."

"Le Maroc est de plus en plus écouté en Afrique et ailleurs, grâce à son expertise en matière de politique migratoire ou de lutte contre le terrorisme."

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Mehdi Jaouhari
Le 19 septembre 2016 à 16h30

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