A Casa, le Pr Luc Montagnier explique ses nouvelles recherches
Le professeur Luc Montagnier, prix Nobel en 2008 pour sa découverte du virus du Sida en 1983, était l'invité de l'Université Mohammed VI des sciences de la santé ce lundi 18 avril.
Il a présenté, à l'occasion de cette rencontre, les conclusions de ses recherches sur l'origine infectieuse des maladies chroniques.
Ses récentes découvertes, controversées dans les milieux scientifiques, sont pourtant vérifiées sur le plan expérimental, affirme-t-il. D'après le chercheur, ces observations sont encore plus passionnantes que la découverte du virus du sida.
Ces recherches, à la limite de la science-fiction, permettent la prévention de la maladie de Parkinson, de la sclérose en plaque, de la maladie d'Alzheimer, de l'autisme, de maladies cardiovasculaires et même de certains cancers, à l'aide des ondes électromagnétiques émises par l'ADN des tissus contaminés par un virus ou par une infection bactérienne.
La présence dans les tissus de niches de germes infectieux (virus, rétrovirus ou bactéries) peut être détectée à l'aide d'un mécanisme de mesure des ondes électromagnétiques émises par ces dernières. A certains niveaux de dilution dans l'eau, les ADN pathogènes émettent des fréquences mesurables. A l'inverse, les bactéries non pathogènes n'émettent aucun signal. L'information, contenue dans l'eau diluée, permet de détecter de nombreuses pathologies. C'est ce que l'on appelle “la mémoire de l'eau“.
Pour savoir si les structures pathogènes sont d'origine bactérienne ou virale, elles sont ensuite filtrées. Les structures provenant de bactéries sont retenues dans un filtre de 100 à 20 nanomètres. Au delà, il s'agit de structures plus petites, d'origine virale.
D'ailleurs, les tests cliniques pratiqués sur les tissus de personnes atteintes du virus du sida ont permis de soutenir ces observations, affirme le Pr Montagnier. "Nous avons détecté des signaux électromagnétiques émis par des globules blancs et rouges, malgré l'absence d'ADN dans ces derniers", révèle Pr. Montagnier.
Ces études ont permis de constater la présence d'une structure bactérienne nommée "Agent X" au côté du virus des personnes infectées. Et les essais pratiqués ont permis d'observer que l'agent bactérien joue un rôle dans la propagation du virus. "Les lymphocytes T augmentent, après la disparition de l'agent X par injection d'antibiotiques. Ceci ouvre des voie pour l'éradication du virus du sida", estime le professeur.
Il en est de même concernant quelques bactéries responsables de certaines maladies chroniques. Ainsi, il a été observé que la présence de la bactérie Sutteralla dans les tissus de l'enfant augmentait le risque d'autisme ou encore la bactérie Borrelia burgdorferi responsable de la maladie de Lyme.
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