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Tanger: 10 points de repère dans une ville qui se transforme vite

Les visiteurs de cet été à Tanger découvriront de nouvelles choses  et d’autres plus anciennes. Découverte et redécouverte de ce qui fait le charme de “la ville aux deux mers“,  du cap Malabata au cap Spartel.

Tanger: 10 points de repère dans une ville qui se transforme vite
Jamal Amiar
Le 7 août 2016 à 13h02 | Modifié 7 août 2016 à 13h02

1-A Malabata, le Tanger éternel s’étale généreusement avec ses vues à couper le souffle sur la baie, le Détroit, la côte de Tarifa et le rocher de Gibraltar.

 A quelques mètres, les appartements modernes de Cap Tingis se projettent dans l’eau, le casino n’est pas loin et les chantiers ont bien repris sur la colline de Ghandori.

Tanger reste ce mélange de ville avec son histoire et ses paysages naturels qui détonnent sur la frénésie immobilière brouillonne et à la limite du mauvais goût, en tout  cas pas à la hauteur de la beauté naturelle de cette ville.

Mieux faire à Tanger est toujours possible.

 2.A quelques mètres de la colline de Ghandori, le café Cappucino avec ses airs bling-bling reflète une joie de vivre et une nouvelle aisance sociale dans une ville dont le cœur n’a cessé de battre depuis 10 ans au rythme des investissements industriels, touristiques et en infrastructures.

Avec ça, on peut s’offrir un expresso à 20 ou 25 DH et une glace à 35 DH, fontaine d’eau, toilettes aux grands miroirs et terrasse au soleil compris.

3. A quelques mètres de là, signe que la frénésie immobilière n’a pas tout emporté, un palais des arts de la culture est en chantier.

Dans 18 ou 24 mois, il devrait ouvrir ses portes, dotant la ville d’un premier véritable espace culturel public. Depuis la fermeture du vieux Cervantès espagnol et la dégradation de la Mendoubia, seuls restent en ville la grande salle de l’Instituto espagnol et le petit amphithéâtre du campus d’une université américaine. Des espaces privés.

4. C’est à cette hauteur-là, celle du futur palais des arts et de la culture et de la Villa Harris promise à une belle reconstruction après une non moins désastreuse destruction que démarre la nouvelle et fameuse promenade de la baie de Tanger.

Large parfois de 50 mètres, elle avance au bord de l’eau sur plus de trois kilomètres, longeant hôtels et fast-foods avant d’atteindre la nouvelle marina de Tanger. Sur le chemin, les fameux, historiques et glauques balnéaires, ont été effacés le temps d’une ou deux saisons, les trottoirs refaits, des parkings souterrains creusés et beaucoup de gazon planté.

5. A partir de là, l’ancien et le nouveau Tanger s’entremêlent.La nouvelle marina et le nouveau port de voyageurs frôlent la terrasse de l’hôtel Continental; les vieux remparts de la médina et les odeurs de bissara et de poisson grillés se mêlent. En face de yachts aux prix exorbitants, se dégustent parmi les meilleures et moins chères purées de pois et sardines grillées de la ville, au pied des escaliers américains. Olives noires en prime.

6. Le Tanger traditionnel et beatnik commence là. La rue Siaghine vous fait remonter jusqu’à la place du Grand Socco. Mais avant, il y a le petit Socco, le café Central, la pension Fuentès et les ruelles qui remontent de là vers la kasbah et Marshan.

7. A la kasbah et à Marshan aussi, les changements sont rapides. Maisons que l’on retape et terrasses que l’on rehausse en catimini, la nuit et à l’aube compris, vues splendides et confidentielles que l’on découvre de fenêtres improbables.

Et une fois que l’on est sorti de la kasbah, la découverte d’un parc de Marshan transformé à la vitesse du vent d’est, en moins de 120 jours.

L’arche du vieux stade, petit clin d’œil à l’histoire et aux “racines“, est toujours là, face aux bureaux tangérois du Roi Mohammed VI. Des aires de jeux, des balançoires et un petit terrain de foot font désormais la joie des enfants du quartier, avec de grandes pelouses plantées et des murs abattus.

Nous sommes là à moins de 100 mètres du café Al Hafa, dont les terrasses sentent fort les joints d’herbe du Rif. L’endroit est mythique pour cela et parce que Mick Jagger et les Stones seraient passés par là.

Et toujours une nouvelle, de nouvelles vues sur la mer, le Détroit et les côtes de Tarifa à, de nouveau, vous couper le souffle.

8. On traverse Marshan et Merkalla pour se retrouver du côté de la route du cap Spartel, la vieille Montagne et ses palais du Glaoui, du Roi, du wali,  du gouverneur, du roi Fahd et de la nouvelle figure du pouvoir et de l’argent à Tanger, le Roi Salman.

C’est de ce côté-là de la ville que s’abritent l’été quelques hommes politiques et journalistes français et espagnols ou que des cinéastes marocains viennent préparer leur prochain mariage.

9. Depuis deux ans, l’été à Tanger commence un peu à se confondre avec l’arrivée du Roi Salman d’Arabie saoudite et sa suite. L’homme est familier des lieux, probablement plus que la majorité des habitants de la ville ou des lecteurs de ces lignes.

Car cela fait 25 ans que l’ancien gouverneur de Riyad et ministre de la Défense saoudien aime et fréquente Tanger. Sa première demeure était située sur la route de  La Montagne, face à la résidence royale.

Quelques années plus tard il n’hésitera pas à construire une grande villa sur la plage d’Achakkar en bas du fameux Mirage, avant de commencer à y construire un véritable palais et plus de 100 chambres cette année.

 Le souverain saoudien s’y trouve actuellement et le chantier n’est pas encore terminé.

Cette année, Salman est venu pour passer un séjour de six à huit semaines, se reposer et travailler. Chez lui, on a déjà vu le passage depuis la mi-juillet des rois du Bahreïn et de Jordanie, de princes émiratis et du Président soudanais.

La liste non publique est probablement plus longu,e puisque les noms de Tony Blair et de Nicolas Sarkozy sont évoqués ici et là, sans compter que la présence à Tanger du vice-Prince héritier saoudien et du chef de la diplomatie de Riyad doivent également créer un mouvement diplomatique et people plus confidentiel.

10. Qu’on se le dise, désormais Tanger n’est rien sans Asilah et sans Chaouen. Asilah pour la petite route côtière encore sauvage et authentique qui y mène et qui permet d’atteindre ses remparts et ses restaurants de poisson. Chaouen au charme rural et montagneux, dépaysante. Compter 45 minutes pour atteindre Asilah, le double pour atteindre Chaouen.

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Jamal Amiar
Le 7 août 2016 à 13h02

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