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Fermeture d'une école privée à Tanger: entre stupeur des parents et explications de l’Académie régionale

La décision de l’Académie régionale de l’éducation de Tanger-Tétouan de fermer l’école Al Fitra de Tanger, qui accueille 217 élèves, a provoqué la stupeur et la colère des parents. Pour l’Académie, "l’école n’existera plus à partir du 20 octobre."

Fermeture d'une école privée à Tanger: entre stupeur des parents et explications de l’Académie régionale
Jamal Amiar
Le 18 octobre 2016 à 13h08 | Modifié 18 octobre 2016 à 13h08

Selon le communiqué de presse de l’Académie régionale, ce sont des motifs de pédagogie et de sécurité qui motivent la décision de fermeture, signifiée le lundi 17 octobre avec entrée en vigueur ce mercredi 19 octobre en fin de journée.

L’Académie invoque "une exploitation de locaux pédagogiques sans autorisation", "l’absence de sécurité et de police d’assurance pour les élèves" et "le non respect des orientations officielles en matière pédagogique".

Contactée par Médias 24, la direction régionale de l'Education nationale évoque "une autorisation donnée pour une capacité de 140 élèves, l’absence de police d’assurances et un module d’instruction islamique prodigué en plus du module agréé par l’Education nationale". L’instruction islamique au Maroc est régie par des règles impliquant l’Education nationale, les Affaires islamiques et les oulémas notamment.

L’école Al Fitra a reçu plusieurs visites d’inspection et des procès-verbaux pour effectuer des mises à niveau dans l'établissement depuis au moins l’année 2014, indique une source de l’Académie régionale à Médias 24. "Pour nous, cette école est fermée et n’existe plus à partir du jeudi 20 octobre". "Si elle souhaite rouvrir, la direction de l’école devra suivre la procédure d’investissement dans l’enseignement privé." En d'autres termes, demander une nouvelle autorisation.

18 élèves par classe

L’école Al Fitra est située dans le quartier Aïn Hayani voisin de Dradeb. Al Fitra est réputée pour ses classes de 18 élèves en moyenne et ses frais de scolarité supérieurs à la moyenne, plus de 1.000 DH par mois. Quarante professeurs et administratifs y travaillent.

Contacté par Médias 24, le directeur de l’école Abdelkarim Irbayne exprime "sa surprise et son étonnement", devant une interdiction qui tombe après cinq ans d’existence. M. Irbayne parle d’une école "fruit d’efforts, d’idées et de pédagogie nouveaux."

Il indique avoir reçu la visite d’inspecteurs académiques dès la semaine dernière. "Ils ont demandé les dossiers des enseignants et leurs numéros de téléphone", chose que le directeur a refusé de donner, puisqu'il s'agit de "données personnelles".

M. Irbayne indique qu’après la rentrée scolaire, "les établissements ont jusqu’au 30 novembre pour remettre l’ensemble des documents pédagogiques et effectuer des mises aux normes si c’est nécessaire. L’octroi des autorisations d’exercer par l’administration aux écoles privées fait parfois l’objet de procédures longues et tortueuses."

Normes

De nombreux élèves de l’établissement sont issus de familles de Marocains auparavant établis en France ou en Belgique. Dans un courrier adressé à Médias 24, un parent d’élève parle de cette interdiction comme "d’un agissement indigne d'un pays comme le nôtre."

Un parent d’élève sur Tanja24 qualifie "cette interdiction surprise d'acte anti-national." Une mère parle du "suivi de qualité qui est assuré à son fils dyslexique" et exprime son désarroi "s’il faut choisir une nouvelle école pour son enfant au milieu du premier trimestre". Sur ce point, l’académie régionale nous a indiqué être disposée à assister les parents d’élèves dans leur choix pour une nouvelle école.

Le directeur d’Al Fitra, qui prépare ses dossiers de mise à jour après cet incident avec l’Académie régionale, se dit "prêt à saisir S.M. le Roi" pour régler son conflit avec l’administration. Ce mardi 18 octobre, direction, parents et responsables de l’académie enchaînent les réunions.

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Jamal Amiar
Le 18 octobre 2016 à 13h08

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