Le Maroc, paradis de la paléontologie et du trafic de fossiles
Les richesses paléontologiques du Maroc attirent les scientifiques du monde entier. Parallèlement, les sites sont exploités par des chasseurs de fossiles, qui s'adonnent publiquement à un commerce illicite mais toléré.
Paradis des paléontologues, plus grand cimetière de dinosaures au monde… ces qualificatifs en disent long sur les richesses géologiques que recèle le sol marocain.
La transition entre le Crétacé et le Paléogène, il y a environ 65 millions d'années, connaît l'extinction massive de spécimens marins, accélérée par le retrait de la mer qui recouvrait jusqu'alors une grande partie du Maroc. Le phosphate, dont le pays détient aujourd'hui les plus grandes réserves mondiales, est de ce fait le fruit de la décomposition de ces spécimens.
Les plus grandes découvertes de dinosaures ont eu lieu au Maroc, dans les régions d'Erfoud, Azilal ou Khouribga, considérées comme des musés de fossiles à ciel ouvert. Une aubaine archéologique qui attire les scientifiques de toutes parts, mais autour de laquelle s'est développé un trafic illicite, mais toléré.
Situés dans des régions souvent marginalisées, les sites sont exploités par des chasseurs de fossiles locaux. Armés de pelles et d'outils rudimentaires, ils creusent la roche pour en sortir des pièces. Celles-ci sont exposées dans des magasins improvisés, voire sur des pages facebook. Sur l'une d'entre elles, le vendeur se permet même d'afficher les prix de chaque pièce.




Sur Thalassa, le marchand de fossiles
Les clients sont des chercheurs, des collectionneurs ou des revendeurs. L'un de ces revendeurs a même fait l'objet, en 2009, d'un reportage diffusé sur France 3, lors de l'émission "Thalassa". Adam, marchand de fossiles, s'approvisionne chaque semaine auprès de grossistes locaux.
Ses achats vont à Rabat étoffer sa "caverne" qui compte des milliers de pièces. Lesquelles seront exportées "dans le monde entier". Certaines iront "rejoindre des musées ou agrandir des collections d'amateurs". D'autres encore seront "montées en bijoux et vendues dans des magasins de souvenirs."
Le marchand a même un laboratoire, avec une équipes domiciliée "dans une ferme isolée". Devant les caméras, Adam exhibe le squelette d'un Elasmosaure, de la famille des…plésiosaures. Une pièce exceptionnelle d'environ 75 millions d'années. "Une fois reconstitué et dupliqué", il ira, lui aussi, "rejoindre une galerie dans un musée de paléontologie"…
Ci-dessous, le reportage de France 3:
A Oued Zem, des fossiles de plésiosaures exhibés et présentés à la vente:
Les fossiles exportés, qu'ils soient vertébrés ou invertébrés, correspondent bien à la définition d'un bien culturel rare dont l'exportation est censée être prohibée. Les musées spécialisés du monde entier comprennent des pièces venues du Maroc. Aucun musée ne peut acheter, ni exposer une pièce si ces documents d'origine ne sont pas en règle. Comment sont délivrées les autorisations d'exportation?
à lire aussi
Article : Le Conseil de la concurrence valide trois nouvelles opérations de concentration
Réunie le lundi 20 juillet 2026 sous la présidence d'Ahmed Rahhou, la Commission permanente du Conseil de la concurrence a autorisé trois projets de concentration économique d'envergure, touchant les secteurs de l'énergie, de la logistique portuaire et de l'industrie chimique.
Article : Prévisions météorologiques pour le vendredi 24 juillet 2026
Voici les prévisions météorologiques établies par la Direction générale de la météorologie : - Temps chaud à localement très chaud sur le Nord de l’Oriental, […]
Article : Bourse de Casablanca : le MASI recule de 0,29% le 23 juillet
La Bourse de Casablanca clôture la séance du 23 juillet 2026 en baisse. Le MASI cède 0,29% à 17.667,10 points, dans un volume de 174,12 MDH.
Article : De Tanger Med à Algésiras, au cœur du dispositif Marhaba 2026
Chaque été, des milliers de Marocains retrouvent le chemin du Royaume par les différents points d'entrée dans le cadre de l'opération Marhaba. Nous avons embarqué sur l'une de ces traversées pour suivre, des deux côtés du détroit, le parcours des Marocains résidant à l'étranger et découvrir les coulisses du dispositif.
Article : Habous-AIFI : un mémorandum pour renforcer la coopération et valoriser l'expérience religieuse du Maroc
Le ministère des Habous et des affaires islamiques et l'Académie internationale du Fiqh islamique (AIFI) ont conclu un mémorandum d'entente destiné à renforcer les échanges entre les oulémas et à promouvoir l'expérience marocaine en matière d'encadrement religieux, notamment à travers le plan "Tasdid Al-Tabligh".
Article : Cotées, mais rarement échangées : le grand écart de la Bourse de Casablanca
Certaines actions cotées à Casablanca ne s’échangent que très rarement. Pourtant, rester en Bourse conserve plusieurs avantages pour les entreprises, même lorsque leur titre manque de liquidité. Visibilité, crédibilité, accès au financement ou coût d’un éventuel retrait : voici pourquoi elles conservent leur place à la cote.