img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
TECH & MEDIAS

Un rapport parlementaire critique le pôle audiovisuel public

Le tant attendu rapport de la mission exploratoire sur le pôle audiovisuel public vient d’être présenté, lundi 27 janvier, devant la commission parlementaire de l’enseignement et de la communication.  

Un rapport parlementaire critique le pôle audiovisuel public
Nabila Fathi
Le 27 janvier 2014 à 17h31 | Modifié 27 janvier 2014 à 17h31

Lancée en novembre 2012, l’étude a porté aussi bien sur la SNRT et 2M que la chaine régionale de Laâyoune. Plusieurs constats ont été dressés. Des recommandations ont été formulées.  

 

Un organigramme dépassé

Les membres de la mission n’y sont pas allés par quatre chemins pour critiquer l’organigramme  adopté par le pôle public. La SNRT, disposant de 26 directeurs centraux, a été nommément citée.

On lui reproche aussi d’avoir créé de nouvelles directions dont l’utilité n’a pu être prouvée. Le rapport recommande de mettre une place de nouveaux organigrammes pour chaque chaîne et station, prenant en considération leurs particularités.

 

Une gestion RH opaque

La mission a montré du doigt l’opacité dans les recrutements, la multiplicité des procédures et des contrats-types. Les choses ne s’arrangent pas en matière de promotions internes, à en croire le rapport.

Les parlementaires déplorent également que le passage du statut d’administration publique à celui de société nationale n’ait pas accompagné par un changement notable dans la façon de travailler de certains employés.

Ils recommandent de revoir les statuts en vigueur de manière à clarifier les descriptifs des postes, d’assurer une égalité des chances et de garantir la transparence dans les nominations à des postes de responsabilités.

 

Des moyens financiers peu diversifiés

Tributaires de la subvention publique et des recettes publicitaires, les moyens financiers du pôle public audiovisuel sont limités. Ce mode de financement crée aussi une forte dépendance des chaînes vis-à-vis de l’annonceur, ce qui impacte le choix des programmes.

Les membres de la commission parlementaire ayant travaillé sur le dossier appellent à une diversification des ressources financières tout en garantissant un seuil minimum qui assure la continuité du service public.

En limitant la dépendance aux annonceurs, l’objectif est de limiter leur influence sur le choix des programmes à diffuser. A ce propos, le rapport recommande une plus grande ouverture sur la culture.

Par contre, il souhaite que le pôle public évite de diffuser des publicités ciblant les enfants. Et comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, la commission parlementaire appelle à mettre en valeur le travail de la classe politique et des députés en leur dédiant des programmes spécifiques.

 

Gouvernance et production externe font deux

Le premier constat mis en exergue dans le rapport concerne la centralisation, jugée excessive, du pouvoir décisionnel, notamment au niveau de la SNRT. Mais ce n’est pas tout. Trois autres points méritent d’être relatés.

Il s’agit de la quasi-absence d’outils de contrôle et d’audit interne et de l’opacité en matière de recours à la production privée ainsi que le manque de respect des procédures requises dans le cadre des transactions publiques.

Le rapport préconise de mettre en place une stratégie claire précisant les cas de recours à la production privée ainsi que les critères retenus dans le choix des prestataires et des programmes. Il recommande aussi de rationnaliser l’achat de films et autres séries étrangères, notamment ceux doublés en darija.

Un rapport dont certaines parties sont pertinentes tandis que d’autres constituent des lieux communs. Malgré la pertinence de certains passages, le travail apparaît superficiel et peu consistant, souvent descriptif et enfonçant des portes ouvertes.

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Tags : coronavirus
Nabila Fathi
Le 27 janvier 2014 à 17h31

à lire aussi

Bourse de Casablanca : les minières sauvent un semestre marqué par la correction du marché (bilan)
Actus

Article : Bourse de Casablanca : les minières sauvent un semestre marqué par la correction du marché (bilan)

Après un semestre marqué par une correction du marché, quelles valeurs ont résisté ? Quels secteurs ont tiré leur épingle du jeu ? Et où les investisseurs ont-ils concentré leurs échanges ? Voici le bilan des six premiers mois de 2026 à la Bourse de Casablanca à travers les principales performances de la cote.

Textile : le déficit de main-d’œuvre dans la confection pèse sur les exportations
Textiles

Article : Textile : le déficit de main-d’œuvre dans la confection pèse sur les exportations

Les exportations textiles reculent de 9,1% à fin mai 2026, une baisse que les perturbations logistiques du premier trimestre ne suffisent plus à expliquer. L’aggravation de la baisse en avril et mai montre que le problème dépasse désormais le seul facteur logistique. La cause principale est aujourd’hui le déficit de main-d’œuvre, qui pèse directement sur la production, les délais de livraison et la capacité des entreprises à honorer leurs commandes.

Traitement de l'eau. Le britannique Hydro Industries s'implante au Maroc avec Hydro Services Morocco
BUSINESS

Article : Traitement de l'eau. Le britannique Hydro Industries s'implante au Maroc avec Hydro Services Morocco

Le britannique Hydro Industries Limited s’implante au Maroc avec la création de Hydro Services Morocco, une SAS au capital de 1 MDH dédiée aux métiers du traitement de l’eau, de l’assainissement et du dessalement.

Le Maroc face au choix du Rafale : les clés d'un arbitrage géopolitique contre le tout-américain
Defense

Article : Le Maroc face au choix du Rafale : les clés d'un arbitrage géopolitique contre le tout-américain

Si la volonté d'éviter une dépendance exclusive envers les États-Unis est réelle, l'équation budgétaire et le défi du nombre face à la flotte d'Alger imposent un examen attentif des réalités du terrain.

Maroc-Chine : en attendant le Sahara, la relation bilatérale économique s'accélère
NATION

Article : Maroc-Chine : en attendant le Sahara, la relation bilatérale économique s'accélère

Dix ans après l'établissement d’un partenariat stratégique entre Rabat et Pékin au cours de la visite royale en Chine en 2016, l’ambassadrice chinoise au Maroc a célébré cet événement en déclarant que les relations économiques bilatérales ont connu une progression exceptionnelle. Si les perspectives industrielles et touristiques apparaissent plus que prometteuses, la question d'une éventuelle reconnaissance chinoise de la marocanité du Sahara au Conseil de sécurité de l'ONU demeure toujours entourée de précautions diplomatiques. Explications.

IDE : le flux net progresse de 41,8% à fin mai 2026
Quoi de neuf

Article : IDE : le flux net progresse de 41,8% à fin mai 2026

Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc poursuivent leur progression à fin mai 2026. Porté par une hausse des recettes et un recul des dépenses, leur flux net atteint 23.319 MDH, en hausse de 41,8% par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) enregistrent également une nette progression.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité