La visite royale en Chine aura un important volet économique
À l'affût des opportunités économiques considérables qu'offre la Chine, la CGEM organise le premier forum Maroc-Chine, le 28 novembre à Pékin. Le Roi effectuera fin novembre une visite d’Etat en Chine.
Juin 2014, une visite d’État devait amener le roi Mohammed VI dans ce pays en pleine santé économique, avant que celle-ci ne soit reportée. Au final, la seconde visite du Roi dans l’empire du milieu, après celle de 2002, aura lieu fin novembre. En marge de cette visite, se tiendra le premier forum Maroc-Chine, organisé par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), le ministère des Affaires étrangères et de la coopération et le Groupements professionnel des banques du Maroc (GPBM).
C’est une forte délégation marocaine, comprenant une centaine d’opérateurs économiques, cinq ministres et de hauts commis de l’Etat, qui prendra part aux travaux du forum.
Au programme, des sessions dédiées au climat des affaires des deux pays, une présentation de la politique économique et financière du Maroc faite par Mohamed Boussaïd et 5 panels sectoriels portant sur l’agriculture et l’agrobusiness, l’industrie, le tourisme, l’énergie et les mines ainsi que la logistique et les infrastructures.
Ainsi, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, présentera les grandes lignes du Plan Maroc vert. Pour sa part, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l'Industrie, exposera le Plan d’accélération industrielle qui vise la création de 500.000 emplois d’ici 2020. Aziz Rabbah, ministre de l'Equipement, du transport et de la logistique fera l’état des lieux des infrastructures marocaines tandis que Lahcen Haddad, ministre du Tourisme, donnera un coup de projecteur sur la Vision 2020.
La stratégie énergétique marocaine sera présentée par Mustapha Bakkoury, président du directoire de Masen, et Amina Benkhadra, DG de l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM).
Des sessions de Networking sont également prévues en marge du forum. Le programme provisoire est accessible sur le site de la CGEM.
La présence chinoise au Maroc connaît un certain essor
Aujourd’hui, la Chine est le 3e partenaire commercial du Maroc. Mais entre les deux pays, la balance bascule largement en faveur du géant asiatique, qui est devenu cette année la première économie mondiale. En 2010, le volume des exportations vers le Maroc s’est en effet élevé à quelque 3 milliards de dollars, alors que le Royaume a exporté vers la Chine à peine 500 millions de dollars.
Toutefois, les choses sont en passe de changer depuis la tenue du forum d’investissement entre les deux pays le 31 mars à Rabat, lequel a été marqué par la présence d’une délégation de 80 investisseurs chinois en prospection au Maroc.
Les résultats n’ont pas tardé, puisque deux mois plus tard, le leader mondial de la sidérurgie Shandong Shangang s’installait dans la zone franche de Tanger. L’entreprise a annoncé qu’elle investira 1,3 milliards de DH sur une période de trois ans.
Par ailleurs, le développement des investissements chinois est l’un des piliers de la stratégie de Moulay Hafid Elalamy. En effet, l’ancien président de la CGEM vise à accroître la présence chinoise et créer ainsi davantage d’emplois (1% des 85 millions d'emplois que la Chine va créer dans le monde en raison de la hausse de ses propres coûts de production, soit 85.000 emplois) et prépare également un partenariat industriel institutionnel sino-marocain pour accroître les flux d’IDE chinois vers le Maroc.
Pour l’heure, le Maroc ne compte qu’une trentaine d’entreprises chinoises, dont le géant des télécommunications Huawei Technologies.
Le Maroc, porte d’entrée de l’Afrique
Au début des années 1980, Pékin a lancé plusieurs réformes qui marquent sa conversion à l’économie de marché, connaissant ainsi un véritable décollage économique.
Deux ans plus tard, le pays est parti à la conquête de l’Afrique : Les visites de dignitaires chinois, les investissements et les projets d'infrastructures se sont multipliés, et en 2006, la Chine a organisé le premier sommet Chine-Afrique, événement qui a marqué un tournant dans la politique de la Chine en Afrique.
Aujourd’hui, l’Afrique représente 15% des investissements de la Chine dans le monde (ce qui la place juste derrière les Etats-Unis). Dans ce contexte, le Maroc entend bien se positionner comme une porte d’entrée incontournable de l’Afrique subsaharienne.
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