Document: comment la Suède a défini sa position sur le Sahara
La ministre Margot Wallström a chargé l'ambassadeur de Suède à Tunis, Fredrik Florén, d'examiner la politique suédoise sur le Sahara. Méthode, analyse, conclusions.
Un communiqué du ministère suédois des Affaires étrangères nous a appris le 15 janvier dernier que Stockholm n’envisage pas de reconnaissance du “Sahara occidental“.
«Nous voulons consacrer toute notre énergie au soutien du processus de l’ONU, qui semble maintenant avoir un nouveau souffle,» déclarait Margot Wallström qui ajoutait: «Ce processus ne tirerait aucun bénéfice d’une reconnaissance. La situation au Sahara occidental diffère en outre de celle qui prévalait dans les Etats que la Suède a auparavant reconnus. Le gouvernement n’a donc pas l’intention de reconnaître le Sahara occidental et adhère, en conséquence, à l’appréciation de la question faite par les précédents gouvernements».
Pas de reconnaissance
Pour établir son rapport, l’ambassadeur s’est rendu à Rabat, Alger, Tindouf, New York et Madrid, pour des contacts avec des représentants marocains, algériens, du Polisario, mauritaniens, français, espagnols, russes, américains, britanniques et onusiens.
Dans son rapport, Fredrik Florén note que «la question du Sahara occidental bloque notablement la coopération régionale au Maghreb et, par voie de conséquence, la croissance économique de la région». «Le conflit a également créé des réfugiés» note le diplomate suédois, qui s’inquiète de la détérioration des conditions de vie dans les camps de Tindouf.
Si Fredrik Florén parle de «droit du peuple saharaoui à l’autodétermination», il ajoute qu’«il est primordial de continuer à soutenir les efforts de l’ONU, qui visent à faciliter l’adoption d’une solution négociée (…), tout comme il est essentiel de ne pas devancer ces efforts par des décisions bilatérales».
Le rapport du diplomate suédois reste néanmoins sévère et injuste par rapport à la position du Maroc. Il parle d’«occupation du Sahara occidental», tout en ajoutant immédiatement que «les critères pour la reconnaissance de la RASD ne sont pas réunis ».
Maghreb bloqué
Celui-ci note également que le Polisario et la RASD ont leur siège en Algérie, et «qu’un inventaire montre qu’à peine 40 Etats déclarent reconnaître la RASD, puisque certains gouvernements ont retiré leurs déclarations de reconnaissance antérieures».
«L’instabilité croissante en Afrique du Nord et au Sahel, couplée avec la pérennité de la situation des réfugiés souligne la nécessité d’efforts accrus de la part de l’ONU et des différentes parties», conclut le diplomate.
Le dossier du Sahara a failli provoquer une grave crise diplomatique entre Rabat et Stockholm à l’automne 2015, lorsque le Maroc a appris que la Suède s’apprêtait à modifier sa position.
Dans la foulée, on a appris que le poste d’ambassadeur du Maroc en Suède était vacant depuis près deux ans. L’alerte avait provoqué plusieurs visites d’explication en Suède de députés et de leaders de partis politiques marocains. Stockholm est candidate à un poste au sein du Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2017-2018.
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