Le RNI boycotte la réunion de ce mardi avec l’Intérieur et la Justice
En signe de protestation contre les condamnations prononcées, lundi 7 mars, par le TPI d’Agadir à l’égard de trois membres du RNI, le parti décide de boycotter la réunion dédiée à la préparation des prochaines élections. La rencontre est pilotée par les ministères de l'Intérieur et de la Justice.
Lundi 7 mars, le TPI d’Agadir a condamné trois figures du RNI pour corruption lors des élections du 4 septembre 2015. Il s’agit de :
-Mohamed Hafidi, président de la région Souss-Massa, condamné à 3 mois de prison avec sursis et une amende de 50.000DH. Sa ligne téléphonique a été mise sur écoute pendant l’enquête.
-Mohamed Boudlal, parlementaire, et Larbi Kanssi, ex-président de la commune de Lakliâa, ont été tous les deux condamnés à 4 mois de prison avec sursis et 50.000DH d’amende.
Ce jugement interdit également aux trois RNIstes de se porter candidats aux élections, durant deux mandats consécutifs.
Dans un communiqué publié le 8 mars, le parti de la colombe crie au complot et exprime sa solidarité totale vis-à-vis des trois inculpés. «Le RNI est convaincu de leur honnêteté et de leur intégrité (…) et s’interroge sur les véritables raisons qui sont derrière l’activation de la procédure de poursuite», peut-on y lire.
Pour marquer sa position, il a décidé de boycotter la réunion d’aujourd’hui, mardi 8 mars, avec le ministre de l’Intérieur. Cette rencontre, à laquelle prendront part les leaders des 8 partis politiques présents au Parlement, à l’exception du RNI, est dédiée à la préparation des prochaines élections législatives.
Deux membres de l'Istiqlal ont, eux aussi, été condamnés pour corruption, à 3 mois de prison avec surcis et une amende de 100.000DH. Il s'agit de Mohamed Karam et Said Dour.
à lire aussi
Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.
Article : FZ Mansouri veut poursuivre Barlamane en justice
Mise en cause par barlamane.com pour une affaire foncière, la maire de Marrakech annonce qu'elle va poursuivre ce journal en ligne ainsi que tout journaliste qui relaierait ces "allégations non fondées".
Article : Météo: les prévisions du dimanche 25 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le dimanche 26 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie : - Formations brumeuses matinales et nocturnes […]
Article : Sahara: De Mistura évoque un “véritable élan” qui relance l’espoir d’une issue au conflit
Comme prévu par la résolution 2797 adoptée le 31 octobre 2025, le conseil de sécurité de l'ONY s'est réuni à huis clos pour faire le point avec l'envoyé personnel et l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara, au sujet de l'avancement des efforts de paix.
Article : Immobilier. Les nouveaux choix d'investissement en 2026 à Casablanca
À Casablanca, le marché immobilier change de configuration. La raréfaction des petites surfaces et la hausse des prix pèsent sur le résidentiel, tandis que des segments comme la logistique et l'industriel offrent aujourd'hui des rendements plus élevés. Dans ce contexte, les arbitrages des investisseurs évoluent selon les budgets et les opportunités. Décryptage avec Asaad Sadqi, président de l'Association régionale des agences immobilières Casablanca-Settat.
Article : Un milliard sans garantie de l'État : comment la région Casablanca-Settat a réussi son pari obligataire
La région Casablanca-Settat vient de clôturer sa première levée obligataire, une opération inédite pour une région. La levée est d'un montant d'un milliard de dirhams sur le marché des capitaux, dont 400 millions apportés par la Banque européenne (BERD). Le président de la région, Abdellatif Maazouz, revient sur les coulisses de cette opération, ses fondements financiers et les projets qu'elle est appelée à financer.