L’incroyable assaut armé contre les joueurs du Wydad
Vandalisme, vol, violences contre les joueurs et le staff, tout y est passé. Les assaillants étaient armés notamment de coutelas, une arme blanche que l’on peut se procurer aisément dans les grandes villes du Maroc.
L’ambiance générale est à l’incrédulité et à l’inquiétude. En plein entraînement, les joueurs et staff du club le plus prestigieux du Maroc, le Wydad, ont été attaqués jeudi après midi à Casablanca, par une horde de plusieurs dizaines d’individus.
Les témoignages vont de 40 à 400 assaillants, l’opinion a retenu une centaine. L’entraîneur évaluera le nombre à “près d’une centaine“.
L’assaut selon les témoignages recueillis sur place était coordonné et préparé. Les assaillants se sont regroupés devant le stade Benjelloun puis ont fait irruption en empruntant les deux entrées, mais également en escaladant la clôture.
Les joueurs et le staff, hébétés, se sont rendus ensuite au commissariat le plus proche pour déposer leurs déclarations.
Des joueurs hébétés dans les couloirs du commissariat. Au second plan, au centre de l'image en haut, ine plaque: "La police est au service du citoyen". Ph. AIC Press
>Qui étaient les assaillants ?
Les victimes ont pensé d’emblée à des supporters mécontents. L’ambiance dans le club est de plus en plus tendue depuis plus d’une année, la direction est contestée par une grande partie du public qui a déserté les travées des stades.
Mais les mêmes victimes finissent par écarter la responsabilité de supporters et parlent de hooliganisme ou de bandes organisées.
Le plus probable reste l'hypothèse du règlement de comptes, car s'il s'agissait de vol, cette bande aurait pu trouver butin plus juteux ailleurs. Mais sans le climat d'impunité qui règne, jamais cet assaut n'aurait eu lieu.
>L’insécurité fait tache d’huile.
Quelle que soit l’identité des assaillants, on peut relever des indices très graves :
-l’opération était organisée
-les assaillants étaient armés
-il y a eu vol et violences
-la victime, le Wydad, est un symbole
-il y a eu au Maroc, dans la plupart des grandes villes, une multiplication de signaux d’impunité qui sont autant d’encouragements à violer la loi.
Quelles que soient l'identité des assaillants et leurs motivations, une chose est sûre: jamais cette attaque n'aurait eu lieu si de nombreux signaux d'impunité n'étaient quotidiennement envoyés par l'actualité.
A Tanger, il y a eu un braquage avec arme à feu. A Casablanca, il y a l’affaire du Wydad. Mais le quotidien des Marocains devient très difficile, il n’y a qu’à lire la presse dans laquelle les faits divers font la Une tous les jours et à écouter les gens.
Sur FB, sur la page du groupe Save Casablanca, sous l’effet de l’émotion, des mots terribles fusent : “blad siba“ et “nous avons besoin d’un autre Basri“…
Nous avons surtout besoin d’un nouveau ministère de l’Intérieur. Les moyens, les méthodes, les hommes, les mentalités, l’organisation du travail : une profonde réforme est nécessaire. Sinon, Casablanca ne deviendra pas Singapour mais Calcutta.
L’ambiance générale est à l’incrédulité et à l’inquiétude. En plein entraînement, les joueurs et staff du club le plus prestigieux du Maroc, le Wydad, ont été attaqués jeudi après midi à Casablanca, par une horde de plusieurs dizaines d’individus.
Les témoignages vont de 40 à 400 assaillants, l’opinion a retenu une centaine. L’entraîneur évaluera le nombre à “près d’une centaine“.
L’assaut selon les témoignages recueillis sur place était coordonné et préparé. Les assaillants se sont regroupés devant le stade Benjelloun puis ont fait irruption en empruntant les deux entrées, mais également en escaladant la clôture.
Vandalisme, vol, violences contre les joueurs et le staff, tout y est passé. Les assaillants étaient armés notamment de coutelas, une arme blanche que l’on peut se procurer aisément dans les grandes villes du Maroc.
Les joueurs et le staff, hébétés, se sont rendus ensuite au commissariat le plus proche pour déposer leurs déclarations.
>Qui étaient les assaillants ?
Les victimes ont pensé d’emblée à des supporters mécontents. L’ambiance dans le club est de plus en plus tendue depuis plus d’une année, la direction est contestée par une grande partie du public qui a déserté les travées des stades.
Mais les mêmes victimes finissent par écarter la responsabilité de supporters et parlent de hooliganisme ou de bandes organisées.
>L’insécurité fait tache d’huile.
Quelle que soit l’identité des assaillants, on peut relever des indices très graves :
-l’opération était organisée
-les assaillants étaient armés
-il y a eu vol et violences
-la victime, le Wydad, est un symbole
-il y a eu au Maroc, dans la plupart des grandes villes, une multiplication de signaux d’impunité qui sont autant d’encouragements à violer la loi.
A Tanger, il y a eu un braquage avec arme à feu. A Casablanca, il y a l’affaire du Wydad. Mais le quotidien des Marocains devient très difficile, il n’y a qu’à lire la presse dans laquelle les faits divers font la Une tous les jours et à écouter les gens.
Sur FB, sur la page du groupe Save Casablanca, sous l’effet de l’émotion, des mots terribles fusent : “blad siba“ et “nous avons besoin d’un autre Basri“…
Nous avons surtout besoin d’un nouveau ministère de l’Intérieur. Les moyens, les méthodes, les hommes, les mentalités, l’organisation du travail : une profonde réforme est nécessaire. Sinon, Casablanca ne deviendra pas Singapour mais Calcutta.
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