Crocodile du Bouregreg : les recherches vont bon train
Si la découverte d’un crocodile dans les eaux du Bouregreg est démentie officiellement, cette histoire ne manque pas de déchaîner les passions des Marocains sur les réseaux sociaux. Des recherches ont bien lieu.
La présence d’un crocodile a été signalée par des riverains aux autorités qui se gardent pour l’instant de confirmer la véracité de cette information. Ce reptile carnivore qui mesurerait plus de 1,50 mètre a été aperçu par plusieurs témoins la semaine dernière, qui ont fait état de sa présence le long du fleuve du Bouregreg qui sépare les villes de Rabat et de Salé.
Contactées par notre rédaction, toutes les autorités civiles et militaires dont la gendarmerie maritime, la protection civile, la direction des eaux et forêts ainsi que le ministère de l’Intérieur se sont refusé à nous livrer une déclaration sur une affaire qu’ils qualifient en chœur d’intempestive.
Ils déclarent toutefois prendre au sérieux cette possibilité en assurant avoir mobilisé leurs troupes pour ratisser les zones où le crocodile a été vu selon des témoins.
Si la hiérarchie des services observe le service minimum, voire l’omerta, sur cette éventuelle présence inquiétante, d’autres se montrent plus loquaces, à l’image de leurs agents subalternes comme les pompiers.
Plus prolixes, ces derniers confirment que des recherches se déroulent suite aux témoignages des citoyens.
Sous couvert d’anonymat, ils évoquent volontiers un branle bas de combat des autorités en charge des affaires de sécurité fluviale qui prennent très au sérieux ce danger pour les cotes fluviales.
Après avoir reçu plusieurs déclarations concordantes, les autorités ont entamé des recherches pour localiser ce dangereux carnivore qui a été aperçu pour la dernière fois près du pont Hassan II.
Bien qu’aucun communiqué officiel n’ait été rédigé pour formaliser les opérations qui doivent permettre de le neutraliser, nos interlocuteurs évoquent une zone de recherche s’étendant jusqu’à la vallée d’Akrach et de l’Oulja.
Pour expliquer sa présence, ils s’accordent à penser que ce reptile «domestique»va été relâché accidentellement ou volontairement par un propriétaire de yacht amarré dans la marina de Salé.
Le seul élément matériel qui va dans le sens de cette présence est une photo pas très convaincante montrant le reptile amphibien à proximité du club nautique de Rabat-Salé.
Les internautes marocains n’ont pas manqué de s’emparer de l’affaire et de conforter ironiquement les déclarations du Chef du gouvernement qui avait constaté la multiplication des crocodiles en politique. La grande inquiétude qui prévaut serait que le spécimen en question soit une femelle fécondée qui inonderait à l’avenir l’oued Bouregreg avec sa progéniture à l’instar du Nil en Egypte.
Les caïmans et les alligators sont tout à fait capables de survivre dans les eaux du Bouregreg, malgré le fait que l’espèce des crocodiles d’Afrique de l’ouest se soit éteinte au Maroc depuis les années 1950. Le Reptilarium du Mont Saint-Michel, dans l’ouest de la France, contacté par Médias24, estime que certaines espèces pourraient s’acclimater sur les berges d’un fleuve tel que le Bouregreg, en dépit de la piètre qualité de ses eaux.
Si les autorités n’arrivaient pas à mettre la main sur ce dangereux reptile amphibien, l’histoire du crocodile du Bouregreg pourrait à terme devenir une légende urbaine à l’instar de celle du monstre du Loch Ness.
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