Tanger, deux policiers arrêtés, nouvelle piste pour le braquage du fourgon blindé
L’arrestation de quatre personnes dont deux policiers ce jeudi 4 septembre, à Tanger ouvre des pistes pour élucider l’affaire de l’attaque du fourgon blindé de février dernier. Les explications.
Tanger, jeudi 4 septembre, quatre personnes sont arrêtées ; dont deux policiers. Ils étaient recherchés dans une affaire d’association de malfaiteurs, d’enlèvement et tentative d’extorsion. L’un des représentants des forces de l’ordre exerce au sein du 1er arrondissement et son collègue officie dans le service de l’identification judiciaire, notamment préposé à la délivrance des cartes d’identité nationale.
De source policière, nous apprenons qu’une plainte déposée par un citoyen néerlandais d’origine irakienne ayant subi un enlèvement, a servi à dénouer cette affaire. Ce dernier a reconnu l’un de ses ravisseurs parmi les 4 personnes interpellées.
Lors des perquisitions aux domiciles des policiers interpelés, les éléments de la brigade de la police judiciaire, la BNPJ, ont retrouvé un talkie walkie, qui avait été dérobé quelques temps auparavant à un commissaire de police de la préfecture de Tanger.
Toujours de même source, les 4 mis en cause ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. L’un des policiers a été arrêté à Tanger, tandis que l’interpellation du second a été effectuée à Tétouan.
Les enquêteurs n’écartent pas une éventuelle relation des interpellés avec l’affaire de l’attaque du fourgon blindé, du 24 février dernier. En effet, différentes sources rappellent que l’enquête menée dans le cadre de ce braquage avait émis de forts soupçons sur la participation d’un policier en fonction, soit un ancien policier ou tout au moins d’une personne ayant suivi une formation paramilitaire.
Selon des sources en général bien informées auprès des services de police, l'enquête en cours a également permis de déterminer que l'une des armes saisies a été utilisée lors de ce braquage du fourgon de transport de fonds de la compagnie G4S devant une agence d'Attijariwafa Bank. Le butin du braquage est estimé à 7 MDH. Malgré une forte mobilisation des services de police et l'utilisation dans les minutes qui ont suivi le braquage lundi 24 Février 2014 d'un hélicoptère pour survoler la région, le véhicule des braqueurs n'avait pu être retrouvé.
L'arme saisie cette semaine a été dérobée à un fonctionnaire de la police à Casablanca. La même arme a servi au braquage d'un véhicule de luxe appartement à un Marocain résidant à l'étranger en novembre 2013 dans le centre-ville de Tanger, selon les mêmes sources.
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