Bac. Des équipes mobiles pour détecter la fraude
Le ministère de l'Education nationale introduit une nouvelle mesure pour lutter contre la triche à l'examen du baccalauréat, en l'absence d'une législation précise à ce sujet.
Plus d'un demi-million de candidats sont attendus dans les différents centres d'examen du royaume pour passer leur examen de baccalauréat du 9 au 11 juin 2015. Pour garantir la transparence, le ministère de l'Education nationale a prévu des mesures destinées à combattre la fraude.
Cette année, le contrôle dans les centres d'examen sera renforcé. La communication du ministère nous assure que "plusieurs équipes mobiles, munies de détecteurs de métaux, parcourront les centres d'examen dans l'ensemble des délégations".
Selon la même source: "les équipes mobiles feront des interventions à l'improviste, mais selon une programmation préalablement établie" nous apprend Fatima Ouahmi, directrice chargée de la communication et du partenariat au ministère de l'Education nationale.
Le ministère avait annoncé il y a deux semaine :
- le lancement d'une campagne de sensibilisation dans les différents établissements de l'enseignement secondaire qualifiant afin de sensibiliser les élèves sur les risques liés à la triche lors des examens,
- et la remise aux surveillants et superviseurs des examens de détecteurs pour repérer la présence de téléphones portables ou de tout autre appareil électronique interdits dans les salles d'examen, et ce conformément à la décision ministérielle n°2111.12 publiée le 31 mai 2012.
En fait, les détecteurs seront actionnés par des équipes mobiles qui interviendront à l’improviste.
Ces mesures sont adoptées alors que la législation en la matière souffre d'un important retard. On se souvient, en 2013, de la présentation d'un projet de loi visant la répression de la fraude à l'examen. Un projet élaboré par l'ancien ministre de l'Education nationale Mohamed El Ouafa, et qui n'a, à ce jour pas été concrétisé. Il prévoyait un ensemble de dispositions applicables tant aux établissements privés que publics, d’enseignement fondamental, supérieur ou de formation professionnelle.
C'est justement cette approche globale qui a retardé l'adoption du texte.
"L'abandon de l'ancien avant-projet est justifié par le fait que plusieurs dispositions visant la répression de la fraude à l'examen figurent dans l'avant-projet de loi du code pénal présenté par le ministère de la justice" nous confie Fatima Ouahmi, et d'ajouter: "nous avons proposé un nouveau texte qui sera discuté ce lundi en commission parlementaire chargée de l'éducation. Cet avant-projet ne concerne que les établissements scolaires et les centres de formation professionnels publics et privés placés sous la tutelle du ministère de l'éducation nationale."
L'avant-projet de loi qui sera discuté en commission parlementaire prévoit, selon les cas, des sanctions qui peuvent aller d'une amende qui peut atteindre 20.000 DH à une peine de prison de 2 ans, sauf dans les cas où le code pénal prévoit des sanctions plus lourdes.
On se souvient, depuis deux ans, des pages facebook portant le nom "Tasribat" (fuites) ont révélé les solutions des épreuves d'examens peu de temps après la distribution des copies aux étudiants.
Certains candidats, munis de smartphones pourtant interdit dans les salles d'examen, ont réussi à accéder aux réponses proposées sur les réseaux sociaux. Les rondes des équipes mobiles de détection des métaux suffiront-elles à dissuader les fraudeurs cette année ?... affaire à suivre.
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