3.600 médecins internes et résidents menacent d’une démission collective
Sitôt le problème des étudiants en médecine résolu, voici que les internes et résidents confirment leur grève dans les 5 CHU du Maroc, entament un premier sit-in de 24 heures et brandissent la menace d’une démission collective.
Les internes et les résidents (médecins en formation de spécialité) ont l’impression d’avoir été les oubliés de l’accord conclu entre les étudiants en médecine et les deux ministères de tutelle.
Depuis le 1er octobre 2015, ils sont en grève dans les 5 CHU que compte le Maroc, une grève qui n’épargne que les urgences, la réanimation et l’oncologie.
Ce jeudi, les résidents et internes de Marrakech ont lancé un sit-in de 24 heures à Marrakech. A partir de lundi prochain, il y aura des sit-in dans les 5 villes hospitalo-universitaires.
Surtout, la Commission nationale des internes et résidents menace d’une démission collective des 3.600 praticiens concernés, c'est-à-dire la totalité du corps des internes et résidents.
Lundi 2 novembre, les résidents et internes ont tenu leurs AG, à l’instar des étudiants en médecine. Les propositions du ministère de la Santé figurant dans un projet de PV remis aux étudiants ont été rejetées car jugées trop vagues et ne tenant pas compte des revendications réelles des intéressés.
Ces revendications sont au nombre de quatre:
-améliorer les conditions de travail, notamment sur le plan des équipements ;
-régler la question (et les arriérés) des gardes obligatoires, problème en suspens depuis 2007 ;
-organiser un examen de résidanat spécifique, alors qu’actuellement, le concours est le même pour les internes, les résidents et les maîtres assistants.
-augmenter les salaires qui sont actuellement de 3.000 DH pour les internes et de 3.500 DH pour les résidents.
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