55% des femmes mariées subissent des violences conjugales au Maroc
La violence à l'égard des femmes est un phénomène qui prévaut dans les contextes conjugal et familial, souligne le Haut commissariat au plan (HCP).
Selon les résultats de l'enquête nationale sur la prévalence de la violence à l'égard des femmes (ENVF), réalisée par le Haut commissariat au plan en 2009, 55% des femmes mariées ont subi au moins un acte de violence en milieu conjugal durant les douze mois précédant l'étude, soit 3,7 millions de victimes.
Réalisée sur un échantillon de femmes âgées de 18 à 64 ans, l'étude révèle également que, dans le cadre familial, ces violences ont fait 1,3 million de victimes, soit un taux de prévalence de 13,5%.
L'étude, présentée dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, note que le taux de prévalence des violences conjugales en milieu urbain atteint 56,1% contre 53,3% en milieu rural, alors que le taux de prévalence des violences dans le cadre familial se situe à 14,3% en milieu urbain et 12,3% en milieu rural.
En milieu conjugal, la violence psychologique est la forme la plus répandue avec un taux de prévalence de 38,7%, suivi de l'atteinte aux libertés individuelles (30,3%), alors que dans le cadre familial, la violence psychologique occupe également la première place (10,3%).
Les insultes, la violence verbale et l'humiliation de la part du conjoint (22,4%) ou de sa famille (6,1%) sont les plus répandus en milieu conjugal, suivies des agressions physiques (5,7%) ou des menaces d'agressions (6,6%).
En milieu familial, intervenir quant au choix de type de vêtements de la femme (14%), l'empêcher de s'exprimer (22,7%), intervenir dans le choix de ses amies (17,9%), l'empêcher de sortir du domicile des parents ou la menacer de cela (15,7%) et la violence verbale et insultes (8,4%) sont les actes de violence les plus répandus.
Au niveau des spécificités démographiques et socio-économiques des victimes, il s'est avéré que les victimes de violence conjugale ne dépassent pas l'âge de 40 ans (61,6%), proviennent principalement de zones urbaines (60,3%), n'ont aucun niveau scolaire (56,8%) et elles se sont mariées avant l'âge de 25 ans.
S'agissant de la violence en milieu familial, la plupart des victimes ne dépassent pas l'âge de 30 ans (69,8%) et proviennent aussi du milieu urbain (63,1%).
(Avec MAP)
à lire aussi
Article : Le RNI présente son programme économique à la CGEM
Reçu par la CGEM, le président du RNI, Mohamed Chaouki, a présenté les principales orientations économiques du programme de son parti pour la période 2026-2031. La rencontre a également permis au patronat de mettre en avant ses priorités, notamment la compétitivité des TPME, la montée en gamme industrielle, le développement territorial et l’emploi.
Article : Les grandes mines du Maroc, d'aujourd'hui à 2030
Portées par la flambée des métaux critiques, les grandes mines marocaines montent en puissance et investissent le segment de la valorisation. De Tizert à Boumadine, tour d'horizon des sites qui dessinent l'avenir minier du Maroc.
Article : Baccalauréat 2026 : avec ses taux de réussite record, le groupe scolaire EDC confirme ses performances
Six établissements Elbilia sur sept affichent un sans-faute, Léon l’Africain place une élève au deuxième rang de la zone Maroc avec 19,56/20, et Dar Essalam American School réussit sa première promotion au baccalauréat international.
Article : Mohammédia : Tabarek décroche le marché de 25 MDH pour relier l’autoroute Casablanca-Rabat à la RN1
Le chantier porte sur le lot 1 de l’aménagement de la voie CT1007, sous maîtrise d’ouvrage déléguée d’ADM Infrastructure, avec l’objectif d’améliorer la circulation et l’accessibilité dans la préfecture.
Article : Prix de l'or : le gramme chute de 30%, les bijoutiers appellent le Conseil de la concurrence à enquêter
Revenu autour de 950 DH, contre 1.400 à 1.450 DH six mois plus tôt, le métal jaune reste soumis à des écarts difficiles à expliquer entre les cours mondiaux et les prix pratiqués au Maroc. Au cœur des griefs de la profession : les difficultés d’importation et un approvisionnement concentré entre les mains de quelques opérateurs. Décryptage.
Article : Compléments alimentaires : comment le gouvernement s'apprête à encadrer un marché jusque-là très peu régulé
Face à l’essor rapide de produits souvent vendus en ligne ou en parapharmacie sans contrôle suffisant, le gouvernement prépare un premier resserrement des règles. Un projet de décret examiné le jeudi 16 juillet doit réserver aux officines certaines substances sensibles, en fonction de leur dosage et de leurs interactions possibles avec des médicaments. Détails.