Interventions musclées lors des manifestations des enseignants stagiaires
Ils étaient environ 20.000 personnes à manifester, ce jeudi, dans sept villes du Royaume, selon les organisateurs: Casablanca, Fès, Oujda, Marrakech, Tanger.
En plus des 9.500 enseignants stagiaires concernés, des syndicalistes et des sympathisants se sont également joints au mouvement pour demander l'annulation des deux décrets ministériels portant sur la séparation entre la formation et le recrutement.
En effet, les futurs enseignants exigent d’être directement recrutés à l’issue de leur formation, alors que le ministère de l’Éducation nationale envisagerait de recruter 70% d’entre eux, le reste étant appelé à tenter leur chance dans le privé, sachant que les écoles publiques ont besoin actuellement de 12.000 nouveaux enseignants pour combler le déficit en effectifs, selon des sources au sein des enseignants stagiaires.
A Casablanca (photo ci dessous), environ 3.000 étudiants stagiaires en formation se sont rassemblés ce jeudi matin pour un sit in sur la place Maréchal à Casablanca, avant d’être repoussés de façon plutôt musclée par les forces de l’ordre vers Bab Marrakech.
Dans la bousculade, quelques étudiants molestés ont perdu connaissance et ont été évacués en ambulance vers des hôpitaux de la ville.



Contacté par Médias 24, le coordinateur régional des enseignants stagiaires à Rabat Hamid Boujaad a déclaré: "l'intervention des forces de l'ordre à Casablanca a fait, en tout, 46 victimes. L'une d'entre elles souffre d'une fracture au niveau de la colonne vertébrale, selon les informations qui nous sont parvenues."
A Inezgane, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés, arrivés des villes de Tata, Agadir, Taroudant, Guelmim, Tiznit et Ouarzazate.
Les images de l'intervention des forces de l'ordre montrent l'ampleur des dégâts. "On a recensé 60 blessés au terme de l'intervention des forces de l'ordre à Inezgane. Deux d'entre elles se trouvent en ce moment dans un état critique", précise notre source.
Dans la ville de Marrakech, quelques cas de violences ont également été constatés. Ailleurs, les manifestations se sont déroulées sans incidents notables.


à lire aussi
Article : Bourse de Casablanca : les minières sauvent un semestre marqué par la correction du marché (bilan)
Après un semestre marqué par une correction du marché, quelles valeurs ont résisté ? Quels secteurs ont tiré leur épingle du jeu ? Et où les investisseurs ont-ils concentré leurs échanges ? Voici le bilan des six premiers mois de 2026 à la Bourse de Casablanca à travers les principales performances de la cote.
Article : Textile : le déficit de main-d’œuvre dans la confection pèse sur les exportations
Les exportations textiles reculent de 9,1% à fin mai 2026, une baisse que les perturbations logistiques du premier trimestre ne suffisent plus à expliquer. L’aggravation de la baisse en avril et mai montre que le problème dépasse désormais le seul facteur logistique. La cause principale est aujourd’hui le déficit de main-d’œuvre, qui pèse directement sur la production, les délais de livraison et la capacité des entreprises à honorer leurs commandes.
Article : Traitement de l'eau. Le britannique Hydro Industries s'implante au Maroc avec Hydro Services Morocco
Le britannique Hydro Industries Limited s’implante au Maroc avec la création de Hydro Services Morocco, une SAS au capital de 1 MDH dédiée aux métiers du traitement de l’eau, de l’assainissement et du dessalement.
Article : Le Maroc face au choix du Rafale : les clés d'un arbitrage géopolitique contre le tout-américain
Si la volonté d'éviter une dépendance exclusive envers les États-Unis est réelle, l'équation budgétaire et le défi du nombre face à la flotte d'Alger imposent un examen attentif des réalités du terrain.
Article : Maroc-Chine : en attendant le Sahara, la relation bilatérale économique s'accélère
Dix ans après l'établissement d’un partenariat stratégique entre Rabat et Pékin au cours de la visite royale en Chine en 2016, l’ambassadrice chinoise au Maroc a célébré cet événement en déclarant que les relations économiques bilatérales ont connu une progression exceptionnelle. Si les perspectives industrielles et touristiques apparaissent plus que prometteuses, la question d'une éventuelle reconnaissance chinoise de la marocanité du Sahara au Conseil de sécurité de l'ONU demeure toujours entourée de précautions diplomatiques. Explications.
Article : IDE : le flux net progresse de 41,8% à fin mai 2026
Les investissements directs étrangers (IDE) au Maroc poursuivent leur progression à fin mai 2026. Porté par une hausse des recettes et un recul des dépenses, leur flux net atteint 23.319 MDH, en hausse de 41,8% par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) enregistrent également une nette progression.