Echec de la rencontre Amzazi-syndicats
Il n'y a eu d'accord. Le communiqué officiel qui a sanctionné la réunion d'Amzazi avec les syndicats les plus représentatifs annonce une série de propositions qui vont entrer rapidement en vigueur. La coordination nationale des enseignants des AREF appelle à prolonger sa grève d'une semaine.
Saaïd Amzazi a présenté une série de propositions aux syndicats les plus représentatifs des enseignants. La réunion a eu lieu ce samedi après-midi 9 mars 2019, sur instructions du Chef du gouvernement. Elle portait sur la situation des 55.000 enseignants contractuels et des 15.000 autres en cours de formation. Elle n'a pas réussi à trouver un accord.
La grève prolongée d'une semaine
Ces enseignants sous contrats sont en grève depuis une semaine. Leur coordination nationale la CNPCC revendique près de 159.000 membres dans son groupe Facebook et plus de 4.600 publications pour la seule journée du samedi. Elle n'a pas été conviée à la réunion de ce samedi avec le ministre.
En réaction, cette coordination nationale a annoncé que la grève entamée lundi dernier pour une semaine, sera prolongée d'une semaine supplémentaire à partir de ce dimanche 10 mars.
De leur côté, 5 syndicats présents à la réunion du samedi (UMT, CDT, UGTM, FDT et FNE) ont publié dans la nuit du samedi au dimanche, un communiqué annonçant leur désaccord avec le gouvernement. Ils maintiennent leur position qu'ils résument en une formule: "l'intégration à la fonction publique ou le blocage".
Amzazi aux enseignants: "Tout sauf fonctionnaires!"
Le communiqué publié par le ministère de l'Education nationale à l'issue de la réunion du samedi 9 mars évoque les "propositions" du ministère qui seront mises immédiatement en vigueur, sous réserve des procédures d'usage d'adaptation de certains textes. Parmi ces procédures, la réunion urgente des conseils d'administration de tous les AREF (Académie régionale de l'éducation et de la formation).
Le principe général présenté par Amzazi au nom du gouvernement, est le suivant:
-le choix fait par le gouvernement est un choix irréversible. Chaque académie régionale recrutera et gèrera ses effectifs en fonction de ses besoins et de ses budgets.
-les enseignants contractuels ne seront plus sous contrats. Ils seront intégrés aux académies régionales, au même titre et dans les mêmes conditions que les effectifs de n'importe quel établissement public. Ils ne seront donc pas fonctionnaires.
-Ils bénéficieront d'avantages très proches, voire comparables à ceux de leurs collègues fonctionnaires. Mais la mobilité sera limitée à la région dont relèvera l'académie qui les a recrutés.
[Ci-dessous, le communiqué officiel lisant les propositions du gouvernement]
Le gouvernement propose différentes mesures pour aligner les droits des enseignants sur ceux de leurs collègues fonctionnaires et également sur ceux des effectifs non pas de la fonction publique mais des établissements publics que sont les AREF. Le gouvernement a cédé sur la plupart des demandes qui ont été exprimées, sauf sur le fonctionnariat.
Le terme contrat va disparaître des documents officiels. Différents avantages réclamés par les enseignants contractuels ont été accordés par le gouvernement, y compris en matière de maladie, retraite en cas de maladie invalidante, promotion, rémunération... Pour ce qui concerne la retraite, AMzazi a promis une intégration dans la future caisse qui englobera tous les salariés du secteur public. Au total, le gouvernement va introduire 14 amendements dans le statut du personnel des AREF pour mettre en application ces propositions.
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