1.224 enfants en détention au Maroc, quelles alternatives?

1.224 d'enfants étaient en détention au Maroc en 2018 et 3.300 ont été placés dans des centres "de protection de l'enfance". Une rencontre nationale la semaine prochaine à Rabat va élaborer une feuille de route pour promouvoir les alternatives aux placements institutionnels des enfants en conflit avec la loi ou en situation difficile.

1.224 enfants en détention au Maroc, quelles alternatives ?

Le 08 novembre 2019 à 10:53

Modifié le 08 novembre 2019 à 11:22

Malgré l’évolution positive qu’enregistrent les cadres législatif et programmatique concernant la protection des enfants au Maroc, le nombre d’enfants en détention a atteint 1.224 cas en 2018, et près de 3.300 enfants en situation difficile ont été placés dans les centres de protection de l’enfance au cours de l’année 2018.

Le Comité des droits de l’enfant, dans son observation générale de 2007, avait indiqué que "la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant signifie, par exemple, que les objectifs traditionnels de la justice pénale, comme la répression/rétribution, doivent céder la place à des objectifs de réadaptation et de justice réparatrice dans le traitement des enfants délinquants. Cela est conciliable avec le souci d’efficacité dans le domaine de la sécurité publique". 

Comment permettre donc aux enfants détenus ou en institutions de placement de bénéficier des services d’une justice adaptée qui servent l’intérêt supérieur de l’enfant et prennent davantage en considération leur développement en conformité avec les normes internationales? Comment s’assurer que la privation de liberté et le placement institutionnel constituent une mesure de dernier recours?

C’est à ces questions que tentera de répondre la Rencontre nationale qu’organisent la présidence du Ministère public et la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus en partenariat avec l’Unicef et l’Union européenne, les 12 et 13 novembre à Rabat.

Cette rencontre, qui est organisée dans le cadre du programme Himaya mis en œuvre par l'Unicef et cofinancé par l'Union européenne, est dédiée à la promotion des alternatives au placement institutionnel des enfants en contact avec la loi. Le Maroc, en tant que partie à la Convention internationale des droits de l'enfant, s’est engagé à élaborer des solutions de remplacement à la privation de liberté des enfants en conflit avec la loi ainsi que des alternatives au placement institutionnel de ceux en situation difficile. La rencontre permettra de renforcer cet engagement.

Au terme de ces deux jours de travaux, les participants développeront une feuille de route nationale pour promouvoir les alternatives aux placements institutionnels des enfants en conflit avec la loi ou en situation difficile, laquelle s’appuiera sur un engagement ferme des parties prenantes pour opérationnaliser ces alternatives.

1.224 enfants en détention au Maroc, quelles alternatives?

Le 08 novembre 2019 à11:22

Modifié le 08 novembre 2019 à 11:22

1.224 d'enfants étaient en détention au Maroc en 2018 et 3.300 ont été placés dans des centres "de protection de l'enfance". Une rencontre nationale la semaine prochaine à Rabat va élaborer une feuille de route pour promouvoir les alternatives aux placements institutionnels des enfants en conflit avec la loi ou en situation difficile.

Malgré l’évolution positive qu’enregistrent les cadres législatif et programmatique concernant la protection des enfants au Maroc, le nombre d’enfants en détention a atteint 1.224 cas en 2018, et près de 3.300 enfants en situation difficile ont été placés dans les centres de protection de l’enfance au cours de l’année 2018.

Le Comité des droits de l’enfant, dans son observation générale de 2007, avait indiqué que "la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant signifie, par exemple, que les objectifs traditionnels de la justice pénale, comme la répression/rétribution, doivent céder la place à des objectifs de réadaptation et de justice réparatrice dans le traitement des enfants délinquants. Cela est conciliable avec le souci d’efficacité dans le domaine de la sécurité publique". 

Comment permettre donc aux enfants détenus ou en institutions de placement de bénéficier des services d’une justice adaptée qui servent l’intérêt supérieur de l’enfant et prennent davantage en considération leur développement en conformité avec les normes internationales? Comment s’assurer que la privation de liberté et le placement institutionnel constituent une mesure de dernier recours?

C’est à ces questions que tentera de répondre la Rencontre nationale qu’organisent la présidence du Ministère public et la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus en partenariat avec l’Unicef et l’Union européenne, les 12 et 13 novembre à Rabat.

Cette rencontre, qui est organisée dans le cadre du programme Himaya mis en œuvre par l'Unicef et cofinancé par l'Union européenne, est dédiée à la promotion des alternatives au placement institutionnel des enfants en contact avec la loi. Le Maroc, en tant que partie à la Convention internationale des droits de l'enfant, s’est engagé à élaborer des solutions de remplacement à la privation de liberté des enfants en conflit avec la loi ainsi que des alternatives au placement institutionnel de ceux en situation difficile. La rencontre permettra de renforcer cet engagement.

Au terme de ces deux jours de travaux, les participants développeront une feuille de route nationale pour promouvoir les alternatives aux placements institutionnels des enfants en conflit avec la loi ou en situation difficile, laquelle s’appuiera sur un engagement ferme des parties prenantes pour opérationnaliser ces alternatives.

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