Le Haut commissariat au plan prévoit une croissance de 4,6% en 2013

Dans sa note d’information sur la situation macroéconomique du Maroc en 2013 et une exploration de l’évolution en 2014, le HCP dévoile ses prévisions pour les agrégats de l’économie de l’année en cours et ses estimations pour l’année 2014.    

Le Haut commissariat au plan prévoit une croissance de 4,6% en 2013

Le 20 juin 2013 à 14h46

Modifié 20 juin 2013 à 14h46

Dans sa note d’information sur la situation macroéconomique du Maroc en 2013 et une exploration de l’évolution en 2014, le HCP dévoile ses prévisions pour les agrégats de l’économie de l’année en cours et ses estimations pour l’année 2014.    

Entre chiffres rassurants pour 2013 et estimations prudentes pour 2014, le Haut Commissariat au Plan s’est basé sur les données de l’environnement économique international, les résultats provisoires des comptes de la nation arrêtés pour l’année 2012 et ceux des enquêtes de conjoncture qu’il a menées durant le premier semestre de l’année en cours pour mettre à jour ses chiffres prévisionnels.

Croissance économique et évolution sectorielle

A cet effet, le HCP table sur une croissance nationale de 4,6% pour l’année en cours grâce notamment à une bonne campagne agricole 2012-2013. La production des cultures céréalières se situant à 97 millions de quintaux devrait permettre une hausse de la valeur ajoutée du secteur primaireautour de 14,7%.

Pour ce qui est activités non agricoles, elles subiront l’effet de la réduction des dépenses budgétaires d’investissement, décidée début avril 2013, le faible accroissement de la demande mondiale adressée et le resserrement des capacités de financement de l’économie. Leur taux de croissance ne dépassera pas les 3,1% contre 4,3% en 2012.

Le secteur secondaire englobant les mines, l’énergie, les industries de transformation et le BTP continueraient «d’enregistrer des rythme de croissance très bas, de l’ordre de 1,8% en 2013, après celui de 1,3% en 2012» selon le même document.

Le secteur tertiaire incluant les services marchands et non marchands devrait pour sa part manifester un léger ralentissement de sa croissance passant de 5,9% en 2012 à 3,8%. Ce ralentissement est expliqué principalement par la stagnation de la valeur ajoutée des services fournis par les administrations publiques. Toutefois, la note du HCP estime que : «le recul du rythme d’accroissement des activités tertiaires aurait pu être plus accentué si ce n’était l’effet positif du secteur agricole sur le commerce et le transport et la consolidation des performances des activités des télécommunications».

Pour 2014, le HCP table sur un ralentissement des activités autour de 2,5%.

Inflation

Sans surprise et tel avancé par Bank Al Maghrib ce mardi lors de son conseil trimestriel, l’inflation devrait connaitre une modération en raison de la baisse des prix de l’énergie et des autres matières premières au niveau international. Pour rappel, les dépenses budgétaires de subvention sont fixées à 40 milliards de dirhams pour l’exercice 2013.

Demande intérieure

Celle-ci s’inscrirait en hausse de 5% en volume en 2013 au lieu de 2,4% en 2012. De ce fait, elle contribuerait pour 5,8 points à la croissance du PIB en 2013 au lieu de 2,7% en 2012.

Pour ce qui est de la consommation des ménages, elle devrait croitre de 6% au lieu de 3,6% en 2012 contrairement à la consommation publique qui connaitrait un net ralentissement, en progressant de 3% en volume au lieu de 7,9% en 2012.

Epargne et investissements

L’investissement brut se situerait à 33% du PIB, au lieu de 35,3% enregistré en 2012. En conséquence, les besoins de financement de l’économie nationale, malgré un allègement significatif, resteraient de l’ordre de 6,8% du PIB au lieu de 10% du PIB en 2012.

Comptes extérieurs

Le déficit courant des échanges extérieurs, devrait s’établir à 6,8% du PIB en 2013 et à 7,4% en 2014 contre 10% du PIB en 2012.

Selon le HCP, le pays serait contraint à puiser dans ses réserves en devises pour couvrir l’ensemble de ses besoins de financement et ce «malgré la mobilisation du financement extérieur, sous forme d’investissements directs étrangers, d’investissements de portefeuille et d’emprunts extérieurs émanant des secteurs public et privé». L’encours des réserves en devises devrait enregistrer une nouvelle baisse de 5,5%. Ainsi, les avoirs extérieurs nets représenteraient à fin 2013, plus que 3,7 mois d’importations en biens et services, au lieu de près de 4 mois en 2012. Le gouverneur de la Banque centrale avait de son côté estimé mardi, que les réserves de change se maintiendraient à leur niveau actuel, soit plus de 4 mois d’importations.

Perspectives 2014

Pour établir ses prévisions de croissance pour l’année prochaine, le HCP s’est basé sur la double hypothèse d’une production céréalière moyenne et d’une reconduction de la politique budgétaire sans anticipation de réformes nouvelles.

Le taux de croissance économique nationale serait alors de 2,5% en 2014. Une campagne agricole moyenne dégagerait une valeur ajoutée en régression de 3,8% au lieu d’une hausse de 14,7% en 2013. Les activités non agricoles devraient enregistrer une légère amélioration de leur rythme de croissance, passant de 3,1% en 2013 à 3,6%, qui resterait, cependant, inférieur à la moyenne de 4,6% enregistrée durant la période 2010-2012, selon le document reçu.

La demande intérieure continuerait de soutenir la croissance économique nationale, mais avec une contribution moins élevée qu’en 2013. La consommation des ménages devrait s’accroitre de 2,5% en volume participant ainsi à la croissance du PIB par 3,6 points en 2013 à 1,5 point en 2014. Les administrations publiques augmenteront leur consommation de 3,2% en 2014 soit une contribution à la croissance au niveau de 0,6 point.

La contribution de la demande extérieure nette à la croissance du PIB devrait rester négative en 2014, en dépit de l’amélioration anticipée de la demande mondiale adressée au Maroc.


 

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