La découverte d’une ville ancienne à Ksabi promet des surprises

Les fouilles menées sur le site archéologique de cette ville engloutie du XIIe siècle avancent lentement. Le ministère le la Culture devait reprendre les recherches en mars. Mais rien n'a été fait, en dépit de la richesse des découvertes réalisées.  

La découverte d’une ville ancienne à Ksabi promet des surprises

Le 5 août 2013 à 12h54

Modifié 5 août 2013 à 12h54

Les fouilles menées sur le site archéologique de cette ville engloutie du XIIe siècle avancent lentement. Le ministère le la Culture devait reprendre les recherches en mars. Mais rien n'a été fait, en dépit de la richesse des découvertes réalisées.  

Ksabi, ex-Tagaoust, est une commune située à 10 kilomètres de la ville Guelmim. Une des villes les plus anciennes et les plus intéressantes du Sud, de par son histoire et sa richesse archéologique. Son musée, qui a vu le jour en 2009, contient plus de 2.000 documents précieux retraçant l’évolution des échanges commerciaux entre le Sénégal et les tribus du Sahara.

Mais l’importance que revêt la richesse de cette perle du Sud ne semble pas intéresser outre mesure le ministère de la Culture et encore moins les médias. « Ni le ministère de la Culture ni les médias n’ont accordé à cette localité l’importance qui est censée être la sienne », regrette Ahmed Bensalem Ben Salek El Hanafi, ancien fonctionnaire et fondateur du musée.

Ce n’est qu’en 2012 que l’on commence à montrer un tant soit peu d’intérêt à ce site archéologique. Et tout le mérite revient à Ahmed Bensalem Ben Salek El Hanafi. « Etant donné que ma famille est originaire de Ksabi, j’ai réussi à collecter, après m’être entretenu avec des habitants, plusieurs éléments confirmant l’importance du site du point de vue archéologique. J’ai, donc, pris contact avec le ministère de la Culture, qui m’a confirmé que des fouilles seraient réalisées avec un organisme espagnol », confie-t-il à Médias 2.

Choses promises, choses dues. Le ministère entame, quelques mois plus tard, les fouilles et le résultat fut surprenant : « Les premières explorations, qui n’ont duré que 25 jours, ont révélé l’existence de bijoux, d’argent, de poteries et d’autres objets aussi précieux, dont certains remontent à l’époque médiévale », déclare notre source. Les objets en question sont déposés aujourd’hui  au ministère de la Culture.

Le bon sens aurait voulu que l’exploration continue sous la houlette du ministre de la Culture et qu’une enveloppe soit débloquée spécialement à cet effet. Mais – hélas –, d’après notre source, le ministère, par manque de moyens, de volonté ou des deux, a vite remis le projet aux calendes grecques. «Il était convenu que nous reprenions les fouilles en mars dernier, mais le ministère de la Culture n’a plus réagi à nos nombreuses demandes. Aujourd’hui, c’est l’Agence pour le développement des provinces du Sud qui continuera le travail. La reprise des explorations est prévue pour septembre prochain », nous explique-t-il.

La ville aurait été frappée, il y a plusieurs siècles, par des inondations qui auraient détruit ses mausolées, ses maisons, sa faune et sa flore… A l’issue, des opérations de fouilles réalisées en 2012, un rapport d’une centaine de pages a été élaboré. Les résultats sont prometteurs.

Le rapport final qualifie les résultats des interventions de « très précieux, malgré le manque de moyens ». « Au regard des données récoltées, Ksabi-Tagaoust reste incontestablement un des sites les plus intéressants. Sa richesse archéologique et documentaire contribuera à retracer l’histoire des tribus du Sud au fil des siècles. »

Pour rappel, Médias 24 a révélé, dans un article paru le 26 juillet, l’existence d'un musée qui contient plus de 2.000 manuscrits anciens reconstituant une partie des relations commerciales entre le Maroc et l'Afrique de l'Ouest.

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