Egypte: suivez l’actualité en direct

Egypte: suivez l’actualité en direct

Le 16 août 2013 à 14h35

Modifié le 27 avril 2021 à 22h21

Des dizaines de milliers d'Egyptiens manifestent dans toutes les villes du pays. Certains sont armés et plusieurs dizaines de morts sont signalés en ce vendredi de la colère. Suivez les événements de la journée en direct sur Médias 24.  

19h25: Malgré le couvre-feu instauré à 19h, des images retransmises en direct par des chaînes égyptiennes montrent encore des heurts et des incendies en plusieurs endroits du Caire.

19h00: Le couvre-feu vient de commencer, comme chaque soir depuis mercredi, de 19h à 6h du matin. Toute personne ne le respectant pas s'expose à une peine de prison, rappele le gouvernement.

18h53: Les Frères musulmans mettent fin à ce vendredi de colère particulièrement sanglant, appelant la population à cesser les manifestations. Néanmoins, les pro-Morsi entendent  poursuivre le mouvement dans toute le pays dès lundi.

18h40: Lors d'un entretien téléphonique, David Cameron et François Hollande constatent "la nécessité d'un message européen fort" pour tenter de trouver une issue à la crise en Egypte.

18h10: Trois journalistes tués selon Reporters sans frontières (RSF). Il s'agit du reporter Ahmad Abdel Gawad et le photo-journaliste Mosab Al-Shami, tous deux égyptiens, tués le 14 août. Ces deux décès s’ajoutent à celui de Mick Deane, caméraman britannique de Sky News, mort le même jour.

17h55: Nouveau bilan : les violences entre partisans de Mohamed Morsi et forces de l'ordre ont fait au moins 70 morts vendredi selon l'AFP.

17h42: Une cérémonie religieuse pour les "martyrs égyptiens" tués mercredi dans le sanglant assaut des forces de l'ordre a été célébrée ce vendredi dans toutes les mosquées en Bosnie dont le grand mufti a dénoncé la "violence du pouvoir militaire" egyptien

17h34: Les Frères musulmans, par la voix de leur porte-parole Gehad El-Haddad, font état de 1000 blessés

17h12: Pour justifier la répression qui a fait plus de 600 morts durant trois derniers jours, le gouvernement se défend et dit se battre contre «un complot terroriste» islamiste. 

17h07: François Hollande et l'Italien Enrico Letta demandent une "réaction européenne" à l'issue d'un entretien téléphonique. 

17h05: Le couvre-feu débute à 18h. L'armée a déclaré qu'elle serait intraitable avec tous ceux qui ne le respecteraient pas, nous apprend AlArabiya. La situation est toujours extrêmement tendue au Caire. 

17h02: Sur Twitter, le porte-parole des Frères musulmans, Gehad El-Haddad, relaie des vidéos sur lesquelles ont voit des marées humaines à Alexandrie, Suez ou Sohag

17h00: Le chef de la diplomatie européenne invite les Etats membres de l'UE à prendre «des mesures appropriées».

16h58: Plus de 20 cadavres dans une mosquée du Caire après des heurts, constate l'AFP.

16h55: Selon le ministère de l'intérieur égyptien, 54 policiers sont morts durant ces deux journées. 

16h52: Selon un dernier bilan, la répression sanglante contre les pro-Morsi a fait près de 600 morts.

16h40: l'Allemagne suspend son aide de 25 millions d'euros à l'Egypte.

16h:36: Les frères musulmans visent les caméras des journalistes à la place Ramsès.

16:25: Les autorités belges déconseillent à leurs ressortissants de voyager en Egypte, a appris l'AFP auprès du ministère belge des Affaires étrangères.

16:20: Les pro-morsi ont mis le feu dans les pneus des forces de l’ordre. Ils tentent de prendre le contrôle du pont du 6 octobre dans la zone Ramsès. 

 

Des dizaines de milliers de partisans du président déchu Mohamed Morsi défilaient vendredi pour dénoncer le "massacre" de près de 600 personnes mercredi en Egypte où des nouvelles violences ont fait six morts à travers le pays. Le pays vit un début de guerre civile puisque la polarisation est désormais très marquée, et de nombreux courants politiques se sont armés.

Deux jours après la journée la plus sanglante -578 morts et plus de 3.000 blessés- depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, les violences relancent les craintes que l’Égypte –sous état d'urgence et où un couvre-feu nocturne a été imposé dans la moitié des provinces– ne plonge dans le chaos.

 

 

Après que le gouvernement a autorisé les forces de l'ordre à ouvrir le feu sur les manifestants violents –une première dans le pays– au moins cinq protestataires ont été tués par l'armée à Ismaïlia, sur le canal de Suez, tandis qu'un policier a été tué dans une embuscade au Caire.

Dans la capitale, verrouillée par l'armée déployée en masse et quadrillée par des "comités populaires" pro-pouvoir, des tirs d'armes automatiques retentissaient notamment aux abords de la place Ramsès, où étaient massés des milliers de pro-Morsi.

Des témoins ont indiqué à l'AFP qu'ils entendaient des rafales de fusils-mitrailleurs y compris au centre du Caire. Les télévisions égyptiennes montraient des hommes tirer au fusil d'assaut Kalachnikov depuis un pont mais il est impossible de savoir s'il s'agissait de manifestants ou de policiers en civil qui quadrillent la ville aux côté des soldats.

Des tirs ont également été entendus dans d'autres grandes villes du pays où les pro-Morsi manifestent comme Alexandrie (nord), Beni Soueif et Fayoum au sud du Caire, et la ville touristique de Hurghada sur la mer Rouge.

Au moment où les partisans du président islamiste Mohamed Morsi, destitué et arrêté par l'armée le 3 juillet, lançaient leur "vendredi de la colère" –pour dénoncer notamment la dispersion sanglante par la police et l'armée de leurs sit-in– un policier a été tué dans une embuscade au Caire.

Cette journée sera un test pour le plus peuplé des pays arabes, où la division ne cesse de s'accroître entre partisans des Frères musulmans et tenants de la solution sécuritaire que les nouvelles autorités semblent désormais privilégier.

D'une part, la confrérie de M. Morsi, dont l'appel à manifester jeudi n'avait pas reçu d'écho au Caire, lance une nouvelle démonstration de force face aux autorités.

De l'autre, le gouvernement, qui jusqu'ici saluait la "très grande retenue" de la police dans la dispersion des manifestants pro-Morsi sur les places Rabaa al-Adawiya et Nahda du Caire –quelque 320 morts selon un bilan officiel–, a durci le ton jeudi, autorisant les forces de l'ordre à ouvrir le feu sur les manifestants violents.

Lors du carnage sur les places où campaient depuis un mois et demi des milliers d'islamistes venus avec femmes et enfants, l'Intérieur avait assuré que "les instructions étaient de n'utiliser que les gaz lacrymogènes, pas d'armes à feu".

"Mais quand les forces de sécurité sont arrivées, elles ont été surprises par des tirs nourris", avait indiqué le ministre.

"Eviter la guerre civile"

Après de nouvelles attaques et la mort de 13 policiers et militaires, attribuées à des "islamistes" dans la péninsule instable du Nord-Sinaï, la presse, quasiment unanimement acquise à l'armée, se déchaînait contre la confrérie.

"Les milices des Frères détruisent les biens du peuple", titrait notamment le journal privé Al-Masry al-Youm au-dessus d'une photo du siège de la province de Guizeh ravagé par les flammes.

A l'aube de ce "vendredi de la colère", Laila Moussa, une porte-parole de la Coalition pro-Morsi contre le "coup d’État", a affirmé à l'AFP que des membres des Frères musulmans, dont au moins deux parlementaires, avaient été arrêtés.

Depuis le coup de force des militaires, la majorité des dirigeants de la confrérie ont été arrêtés ou sont en fuite.

M. Morsi est lui-même toujours détenu au secret. Son Guide suprême Mohamed Badie, en fuite, a promis vendredi dans sa lettre hebdomadaire à ses partisans que les responsables des "massacres" allaient devoir payer.

Les Frères musulmans ont évoqué 2.200 morts et plus de 10.000 blessés mercredi. Alors que de nombreux pays occidentaux ont condamné ce bain de sang, les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont appelé jeudi soir les différentes parties en Egypte à faire preuve d'un "maximum de retenue".

Les Etats-Unis ont de leur côté annulé des exercices militaires communs et incité leurs ressortissants à quitter l'Egypte, sans aller jusqu'à interrompre l'aide annuelle (1,5 milliard de dollars) versée en grande partie à la toute-puissante armée de leur grand allié. La présidence égyptienne a estimé que des telles déclarations risquaient "d'encourager les groupes armés violents".

Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont demandé vendredi "une concertation urgente au niveau européen" sur la sanglante crise égyptienne, a annoncé vendredi la présidence française.Les représentants des 28 États membres de l'UE se réunissent lundi à Bruxelles pour faire le point sur la situation.

La Turquie a rappelé pour consultations son ambassadeur en Egypte. Le Caire a aussitôt rappelé son représentant à Ankara et annulé des manoeuvres navales prévues avec Ankara pour protester contre son "ingérence".

(Avec AFP, presse égyptienne, télévisions)

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