Arrêt des fontaines publiques à Casa: les explications officielles

En fonction depuis une semaine, Lahcen Chicha, le nouveau chef de service de suivi des éclairages et points d’eau publics, nous livre des explications sur la fermeture des points d’eau publics. 

Arrêt des fontaines publiques à Casa: les explications officielles

Le 23 septembre 2013 à 16h00

Modifié 11 avril 2021 à 2h35

En fonction depuis une semaine, Lahcen Chicha, le nouveau chef de service de suivi des éclairages et points d’eau publics, nous livre des explications sur la fermeture des points d’eau publics. 

Il répond à nos questions suite à un premier article paru dans Médias 24.

La décision du conseil de la ville de Casablanca en a étonné plus d’un et a soulevé plusieurs réactions très vives de la part de nos lecteurs.

L’objectif du conseil de la ville est d’en finir avec les abus, nous assure-t-on. M. Chicha explique : «nous avons remarqué que plusieurs commerces, cafés et villas ont détourné l’eau publique, et l’ont raccordée à leurs propres installations. Il a fallu agir, même si le conseil de la ville est bien conscient qu’il existe des familles qui n’ont que la fontaine comme moyen d’accès à l’eau potable».

Autrement dit, pour mettre fin à l’incivisme de certains citoyens, les plus pauvres sont sacrifiés. Lahcen Chicha en est conscient : «nous avions réfléchi par le passé à raccorder les foyers démunis à la fontaine, mais nous nous sommes rapidement rétractés, faute de quoi nous aurions eu, chaque jour, des manifestations de citoyens à l’abri du besoin, réclamant le même traitement».

Pour ce responsable du conseil de la ville, l’administration ne peut continuer à fermer les yeux sur la dilapidation des deniers publics, estimant que «pareils agissements nuisent à la politique de rationalisation des dépenses publiques.»

Cela ne signifie pas pour autant que toutes les fontaines seront fermées.

«Il est prévu que les bornes-fontaines continuent à desservir dans certaines zones vulnérables. D’autres quartiers de bidonvilles, complètement ou partiellement rasés, ne seront plus alimentés en eau publique, à l’instar du quartier Bachkou,» révèle notre source, avant de poursuivre, sur un ton ferme et déterminé : «pas de source d’eau publique pour les quartiers structurés ! Car en l’absence de l’objet, rien ne justifie le maintien».

Pourtant, à la date d’aujourd’hui, aucune étude n’a été réalisée pour le recensement de la population qui est (ou sera) directement touchée par la suppression des fontaines.

Par ailleurs, le conseil de la ville de Casablanca a passé un accord avec la Lydec pour mettre à disposition des foyers à revenus limités des compteurs de basse catégorie (correspondants à la tranche économiques), avec une possibilité d’échelonnement des frais d’abonnement et de raccordement entre 4 à 6 mois, pour un montant avoisinant les 800 DH… Encore faut-il loger sous un toit !

Pour rappel, l’arrêt des fontaines se fera graduellement, la première étape qui concernait la fermeture de 70 sources est presque terminée ; actuellement, ce ne sont pas moins de cinquante sources qui sont à l’arrêt.

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