Relations public-privé: un diagnostic sans concessions

Casablanca abrite deux journées d’études portant  sur les relations entres les secteurs privé et public, dans les pays arabes. Abdeslam Aboudrar, président de l’ICPC prêche notamment pour des critères de lutte contre la corruption dans ce domaine. On pense au Maroc.  

Relations public-privé: un diagnostic sans concessions

Le 24 septembre 2013 à 16h19

Modifié 24 septembre 2013 à 16h19

Casablanca abrite deux journées d’études portant  sur les relations entres les secteurs privé et public, dans les pays arabes. Abdeslam Aboudrar, président de l’ICPC prêche notamment pour des critères de lutte contre la corruption dans ce domaine. On pense au Maroc.  

Casablanca abrite les mardi et mercredi, un séminaire régional sur les relations entres les secteurs privé et public dans les pays arabes. Un événement organisé sous la houlette de l’Instance centrale pour la prévention de la corruption (ICPC), à laquelle prêtent main forte le PNUD, la CGEM et le ministère marocain des Affaires générales et de la gouvernance.

Mardi matin, Abdeslam Aboudrar, président de l’ICPC a adressé des messages précis aux participations à ces deux journées de travail. Il est intervenu dans le cadre de l’atelier consacré à «l’intégrité dans les relations entre les secteurs public et privé». C’est sans détours qu’il lance: «ces relations sont souvent teintées d’un sentiment de tension», dit-il. Les explications.

Selon M. Aboudrar, cette situation est inhérente à deux perceptions opposées. «D’une part, les représentants du secteur public estiment que ceux du privé sont constamment à la recherche de profits illicites. Et que certaines grandes entreprises bénéficient depuis longtemps de protection».

D’autre part, le président de l’ICPC transmet la vision des opérateurs du secteur privé. Il avance qu’«ils sont sceptiques quant à l’efficacité des mesures prises par le gouvernement dans le but d’améliorer le climat des affaires».

Il donne davantage de précisions. « Le secteur privé a toujours souligné la nature sélective des ces mesures. Elles ne concernent pas toutes les entreprises mais uniquement les plus grandes d’entre elles», indique-t-il.

Et d’ajouter dans le même registre: «les opérateurs mettent également l’accent sur les conflits d’intérêts dus aux chevauchements entre l’économique et le politique. Ils relèvent les accrocs de la bureaucratie et la corruption rampante au sein des départements administratifs en relation avec eux».

Le président de l’ICPC plante le décor. Il reconnaît que différents pays arabes ont élaboré des législations modernes visant l’amélioration des rapports entre les secteurs privé et public, le renforcement de la gouvernance et du cadre des marchés publics.

Toutefois, insiste notre intervenant, «il demeure un certain nombre de contraintes sur le plan de la pratique des affaires». Il étaye ses propos en se basant sur des études rapportant «que les difficultés résident dans l’instauration d’une concurrence effective, dans le traitement équitable entre les institutions publiques et le secteur privé et dans l’absence de publication régulière d’informations portant sur les transactions publiques».  Il précise par ailleurs que ces études dénoncent «la faiblesse de la gouvernance au sein des entreprises».

Mercredi 25 septembre, les débats reprendront. Ambitions affichées : la mise en place de critères clairs et transparents afin de renforcer la confiance et la culture de l’intégrité entre les deux partenaires.

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