PJD-Istiqlal : règlement de comptes à Moulay Yacoub

En voilà un énième prétexte aux deux ennemis jurés pour poursuivre les hostilités, user de tous les noms d’oiseaux et appeler les fidèles au jihad  politique.  Celui qui remportera les élections partielles de ce 3 octobre, prendra l’avantage dans une guerre psychologique.  

PJD-Istiqlal : règlement de comptes à Moulay Yacoub

Le 2 octobre 2013 à 17h44

Modifié 2 octobre 2013 à 17h44

En voilà un énième prétexte aux deux ennemis jurés pour poursuivre les hostilités, user de tous les noms d’oiseaux et appeler les fidèles au jihad  politique.  Celui qui remportera les élections partielles de ce 3 octobre, prendra l’avantage dans une guerre psychologique.  

Il aura fallu qu’un énième chassé croisé ait lieu entre le PJD et l’Istiqlal pour qu’une petite bourgade comme Moulay Yacoub prenne les devants de la scène politique. Car disons-le clairement : gagner un siège à Moulay Yacoub, ça ne casse pas trois pattes à un canard. L’enjeu est infiniment petit. Sauf bien évidemment que là, il s’agit surtout d’une démonstration de force.  Chacun des deux clans y voit une affaire d’honneur.

Samedi 28 septembre, c’est un Hamid Chabat, fier comme Artaban, qui lance les hostilités. Entre une poignée de main à un marchand du souk hebdomadaire de Sebt Ouled Jamaa et un discours sur les qualités inouïes du candidat istiqlalien Hassan Chehbi, il ne manque pas de disserter sur les atouts de son parti et de douter de la compétence de l’équipe Benkirane.

Le parti d’Allal Fassi veut prouver qu’il a son mot à dire dans tout le milieu rural, surtout quand la circonscription se situe à quelques lieues du fief traditionnellement istiqlalien, la ville de Fès. Encore plus, lorsque le principal rival a pour nom le PJD.

Ce dernier n’en démord pas. Il entend défendre son pré-carré en voulant récupérer un siège qui lui avait été retiré, en juillet dernier, suite à une décision du Conseil constitutionnel. Les sages avaient considéré qu’inviter des Palestiniens à un meeting électoral du PJD pouvait constituer un facteur d’influence sur le choix des électeurs.

«Dieu merci, nous disposons de 106 sièges. Si on gagne celui de Moulay Yacoub, nous en aurons 107. Au pire, nous ne sentirons pas la différence », lance le leader du PJD, entouré de Mustapha El Khalfi et Driss Azami, deux figures emblématiques du parti de la lampe. De quoi alléger la pression sur le Pjdiste Mohamed Youssef, candidat dont l’élection a été annulée par ledit conseil constitutionnel.

Dans ce match revanche qui ne fait que jeter l’huile sur le feu, tous les coups sont permis. Et les deux protagonistes ne font pas dans la dentelle. C’est d’un duel de boxe qu’il s’agit. Les résultats des élections législatives partielles de Moulay Yaacoub, prévues pour demain 3 octobre, décideront de qui prendra le dessus dans une guerre éminemment psychologique.

Bref, dans les deux clans, ça parle animalerie (ânes et crocodiles), fontaine (projet cher au leader istiqlalien), conjoncture économique (pas beaucoup quand même), crise de confiance (qui des deux aura su le mieux convaincre les Marocains de sa bonne foi). 

Une guerre de déstabilisation. Un duel féroce qui fait presque oublier que d’autres prétendants sont en lice pour ces élections partielles de Moulay Yaacoub.  Qu’il s’agisse de Kamal Laâfou du Mouvement populaire, Hafid Farhane du parti Progrès et développement,  Hamid Soufi du parti du Renouveau et de l’équité ou du Rniste Mohamed Araychi, hors de question de jouer aux comparses aux côtés de deux monstres politiques d’un nouveau genre au Maroc.

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