Selon Transparency, la corruption est très présente dans l’éducation

La dernière enquête sur la perception de la corruption dresse un tableau peu reluisant du secteur éducatif. L’ICPC, présidée par Abdeslam Aboudrar, a décidé de se pencher sur la question.  

Selon Transparency, la corruption est très présente dans l’éducation

Le 2 octobre 2013 à 16h22

Modifié 2 octobre 2013 à 16h22

La dernière enquête sur la perception de la corruption dresse un tableau peu reluisant du secteur éducatif. L’ICPC, présidée par Abdeslam Aboudrar, a décidé de se pencher sur la question.  

Publié le 1er octobre, le rapport de la branche marocaine de Transparency International est très alarmant. Ce ne sont pas moins de 60% des Marocains qui estiment que le système de l’éducation est corrompu ou très corrompu. Le niveau de perception de la corruption au Maroc est plus élevé que la moyenne des pays sondés.

Autre chiffre : près de 16% des Marocains déclarent avoir versé un pot de vin pour des affaires liées à l’école.

Côté corps enseignant, le quart des sondés, soit 25% estiment que presque tout le monde accepte la tricherie dans le système scolaire, et plus des deux tiers déclarent que la tricherie n’est pas contestée par les étudiants, citant une étude menée en 2008 par le ministère de l’Education nationale.

Dans ce sens, Abdeslam Aboudrar, président de l’Instance Centrale de Prévention de la Corruption (ICPC) et co-fondateur de Transparency Maroc, a présenté les grandes orientations de l’ICPC dans son intervention lors d’une conférence organisée le 1er octobre à Rabat.

Le 8e et dernier axe concerne l’éducation, l’ICPC veillera à « la sensibilisation et l’éducation aux valeurs de la transparence, en apportant un appui aux alliances pour l’éradication de la corruption dans le cadre d’un programme régional qui vise à promouvoir la dimension éducative. »

Les parents d’élèves ont leur part de responsabilité dans ce dysfonctionnement qui gangrène l’école marocaine. Ainsi, la majorité d’entre eux estime qu’elle n’a pas de pouvoir d’influence sur les décisions scolaires. D’ailleurs, 64% d’entre eux ignorent l’existence de comités de gestion des écoles, d’après une étude réalisée par Transparency International datant de 2010.

Le rapport, toujours aussi accablant, pointe d’un doigt accusateur la « résistance à l’introduction des valeurs de transparence dans les programmes scolaires ». Fouad Chafiqi, directeur des curricula au sein du ministère de l’Education nationale, s’en défend : « nous travaillons en étroite collaboration avec l’ICPC pour l’élaboration d’une nouvelle génération de manuels scolaires. D’ailleurs, nous travaillons actuellement dans une logique d’ouverture ; jamais les manuels scolaires n’ont été élaborés de manière participative. Aujourd’hui, pédagogues et universitaires sont invités à se joindre à nous. »

Par ailleurs, il est à noter que le ministère de l’Education nationale a été, historiquement, le premier partenaire institutionnel de Transparency Maroc. Ils ont élaboré et mené plusieurs projets pilotes communs.

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