Immigrés: pour un meilleur accès aux soins

Le ministre de la santé a présidé, mardi 8 octobre, un atelier de réflexion sur la promotion de la santé des populations migrantes en situation administrative irrégulière au Maroc. L’objectif est de renforcer les efforts pour prévenir les nouvelles infections.  

Immigrés: pour un meilleur accès aux soins

Le 8 octobre 2013 à 16h50

Modifié 8 octobre 2013 à 16h50

Le ministre de la santé a présidé, mardi 8 octobre, un atelier de réflexion sur la promotion de la santé des populations migrantes en situation administrative irrégulière au Maroc. L’objectif est de renforcer les efforts pour prévenir les nouvelles infections.  

Dans le cadre du lancement d’une nouvelle politique d’immigration globale, faisant suite aux orientations royales, émises après la publication du dernier rapport du conseil national des droits de l’homme sur la situation des migrants au Maroc, plusieurs organisations se sont réunies pour mettre en place un projet visant à élaborer un plan d’action intégré.

Ce projet a débuté par une étude bio-comportementale auprès des migrants subsahariens en situation administrative irrégulière.

La deuxième étape a consisté à élaborer une cartographie de l’ensemble des acteurs œuvrant dans le domaine de la migration.

Ce qui ressort de la cartographie qui concerne 8 villes du royaume, c’est d’abord la répartition inéquitable des acteurs œuvrant auprès des migrants. Ainsi, il existe 41 bureaux appartenant à 26 acteurs répartis sur quelques villes. Sur le total des bureaux, près de la moitié est recensée à Rabat (19 structures), par contre, il n’existe aucun acteur dans les villes de Marrakech, Laayoune ou Agadir, selon le rapport.

Pourtant, du côté des officiels, on se félicite des avancées.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre de la santé expose ses chiffres : «10.500 migrants en situation administrative irrégulière ont bénéficié en 2012 des prestations de dépistage volontaire gratuit du VIH et/ou de la trithérapie antirétrovirale. En outre, cette population bénéficie gratuitement des prestations de diagnostic et de prise en charge en matière du paludisme, de la tuberculose (y compris la forme multi-résistante), de la leishmaniose et des infections sexuellement transmissibles.»

Constat non démenti par Antonia Maria Carrion Lopez, consultante en charge de l’élaboration du rapport : «la prise en charge de la population migrante équivaut, en terme de prestation, à celle des Marocains qui ne bénéficient pas de la couverture médicale ou de l’assurance maladie». Eric William, membre de l’ALECMA n’est pas du même avis. Il rapporte dans un témoignage qu’ «un migrant subsaharien n’a pas été admis en urgence à Nador et qu’il a péri des suites de ses blessures».

Quoi qu'il en soit, au terme de cet atelier qui se tient sur deux jours, les participants seront amenés à élaborer des recommandation pour améliorer et renforcer les programmes de prise en charge des migrants en situation administrative irrégulière, et aussi de proposer des activités à inscrire dans le plan d’action intégré, suivant une démarche participative.

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