Gardiennage : le secteur veut s’organiser pour faire appliquer la loi

Les entreprises les plus importantes du secteur du gardiennage et du transport de fonds au Maroc, regroupées en association professionnelle, militent pour faire appliquer la loi de 2007 sur le secteur.  

Gardiennage : le secteur veut s’organiser pour faire appliquer la loi

Le 23 décembre 2013 à 17h37

Modifié 23 décembre 2013 à 17h37

Les entreprises les plus importantes du secteur du gardiennage et du transport de fonds au Maroc, regroupées en association professionnelle, militent pour faire appliquer la loi de 2007 sur le secteur.  

Sept ans après l’entrée en vigueur de la loi 27-06, relative aux activités de gardiennage et de transport de fonds, le secteur demeure tout aussi anarchique. « Près de 400 entreprises travaillent dans des structures basiques, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur », raconte Rachid Aktouf, président de l’Association interprofessionnelle de la sécurité privée (AISP). Par « basique », entendez, un téléphone et un fax, en clair : des entreprises de très petite taille.

Un groupement professionnel a été crée le 24 mai 2011 réunissant les 15 plus importantes entreprises qui comptent chacun en moyenne de 3.000 à 4.000 gardiens. « Ces sociétés représentent à elles seules 45% des parts de marchés l’activité au Maroc et la moitié du chiffre d’affaires du secteur » explique Rachid Aktouf.

L’entrée en vigueur en novembre 2007 de la loi 27-06 est loin d’avoir régulée la profession. La disposition 5 de ce texte tente dans un sens d’organiser le secteur. « Toute embauche du personnel par les personnes physiques ou morales (…) doit, au préalable, faire l’objet d’une déclaration auprès de l’autorité compétente, avec indication de l’affectation. »
Il revient également à l’autorité compétente de délivrer les autorisations d’exercice aux demandeurs répondant aux critères posés par la loi. « Une opération de régularisation vient de se clôturer qui a permis à 300 sociétés d’obtenir leur autorisation », indique le président de l’AISP.

Les membres de l’AISP se mobilisent pour monter des opérations sur le terrain visant à l’application de la réglementation. « Un groupe de travail constitué de professionnels, du ministère de l’Emploi et de l’Intérieur réfléchit à la meilleurs stratégie à adopter », précise-t-il.

Le texte en question pose des impératifs comme l’interdiction de recruter des anciens condamnés à des peines correctionnelles ou criminelles. Elle oblige les sociétés à tenir un registre comprenant l’identité de toutes les personnes employées.

Quant aux sanctions pénales, elles sont dissuasives. Ainsi, le manquement aux dispositions légales est sanctionné par une amende de 80.000 DH et une peine de prison de 2 mois à une année.
L’association pour sa part se lance dans un programme de formation à ce métier de gardiennage.

« Nous travaillons, dans un premier temps, à faire au moins appliquer 50% de ce qu’apporte cette nouvelle réglementation », confie Rachid Aktouf.

 


 

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