Magistrature: dans l’attente de la reprise du dialogue

Le club des magistrats semble isolé. Les autres associations de magistrats ne préconisent pas la rupture. Parmi elles, l’association marocaine des magistrats, avec à sa tête, la juge Rachida Ahfoud.

Magistrature: dans l’attente de la reprise du dialogue

Le 11 février 2014 à 17h47

Modifié 11 février 2014 à 17h47

Le club des magistrats semble isolé. Les autres associations de magistrats ne préconisent pas la rupture. Parmi elles, l’association marocaine des magistrats, avec à sa tête, la juge Rachida Ahfoud.

Elle prône la reprise du dialogue avec le ministère de la Justice.

Les magistrats du pays se désolidarisent-ils entre eux? Comment une profession aussi hermétique, verrouillée par le devoir de réserve arrive-t-elle à faire l’actualité des semaines de suite? D’un bras de fer entre le ministère de tutelle, sur des textes juridiques toujours sous forme de projets,  le mot est prononcé: «possibilité d’un recours à l’arbitrage royal».

Les deux projets de lois organiques, objets de la discorde sont relatifs à la réglementation de la magistrature et au conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ). «Des textes amenés à connaître des changements, ouverts à toutes propositions», c’est ce que ne cesse d’asséner Mustapha Ramid, ministre de la Justice et des libertés.

C’est également, la position de l’Association marocaine des magistrats: «ces textes ne sont pas définitifs. Nous avons demandé la poursuite du dialogue», nous affirme la juge Rachida Ahfoud, présidente de l’association. Elle lance d’ailleurs un appel à l’ensemble des associations professionnelles représentants les magistrats «afin de promulguer les lois organiques et constitutionnelles répondant aux aspirations des magistrats du royaume».

Quant à un commentaire sur la position du club des magistrats, c’est sans équivoque qu’elle déclare à Médias 24: «nous sommes tenus par une charte éthique, je ne peux pas me prononcer sur les décisions prises par les autres associations».

Du côté du collectif civil pour la défense de l’indépendance de la justice, crée le 17 janvier dernier, «l’attitude du club des magistrats s’explique par la conception de l’indépendance de la justice, une approche puisée du système judiciaire anglo-saxon», explique une source auprès du collectif. Et d’ajouter: «leurs revendications se fondent sur les conventions internationales ratifiées par le Maroc».


 

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