La Bourse de Casablanca : baisse des volumes de 70% entre 2007 et 2013

Les volumes à la Bourse de Casablanca ont chuté de près de 70% entre 2007 et 2013 après avoir été momentanément dopés par d'importantes introductions en bourse et la présence d'investisseurs étrangers, selon une étude du cabinet de conseil Cejefic Consulting.  

La Bourse de Casablanca : baisse des volumes de 70% entre 2007 et 2013

Le 18 mars 2014 à 16h56

Modifié 18 mars 2014 à 16h56

Les volumes à la Bourse de Casablanca ont chuté de près de 70% entre 2007 et 2013 après avoir été momentanément dopés par d'importantes introductions en bourse et la présence d'investisseurs étrangers, selon une étude du cabinet de conseil Cejefic Consulting.  

Cette étude, dont les résultats ont été discutés mardi par les professionnels du domaine lors d'un atelier à la Bourse de Casablanca, explique que cette faiblesse des volumes, qui se traduit par un manque de liquidité sur le marché, a tendance à impacter sensiblement les prix et ne permet pas aux investisseurs d'avoir des stratégies diversifiées.

"Le manque de liquidité est un facteur qui bloque la mise en place de nouveaux produits et l'investissement de certains acteurs étrangers", a indiqué à cette occasion Brahim Sentissi, directeur de Cejefic Consulting, soulignant l'existence d'un "réel risque de liquidité sur le marché avec des coûts potentiels importants".

Le rapport note que les volumes ont été momentanément dopés par des introductions en Bourse, la présence des étrangers sur le marché local et la tendance haussière des cours des actions, précisant toutefois que la liquidité a toujours été faible, avec un ratio de liquidité (volume des échanges divisé par le capitalisation totale) qui "n'a jamais dépassé 20%", alors qu'il s'est élevé en 2012 à 130% en Turquie et 50% en Afrique du Sud.

Et d'ajouter que sur la période en question, quatre blue chips (IAM, Attijariwafa Bank, BMCE Bank et Addoha) ont drainé à elles seules plus de la moitié des volumes, alors qu'un "désintérêt rapide pour les petites capitalisations, certainement à cause de leur manque de liquidité".

"On constate ainsi que plus de 75% des actions ne représentent que 10% du total des volumes", poursuit la même source.

Dans ce cadre, l'équipe dudit bureau de conseil préconisent une amélioration du flottant, à travers notamment une augmentation des sociétés cotées et l'organisation du marché en deux grands blocs (avec un compartiment dédié à la PME) et l'autorisation de nouveaux produits financiers et certaines pratiques en vigueur sur les bourses internationales, dont la vente à découvert.

Par ailleurs, M. Sentissi a rappelé que la bourse n'est pas un concurrent pour les autres instruments de financement (banques…), soulignant qu'il est possible d'améliorer l'attractivité du marché des capitaux, particulièrement en instaurant des coûts de transaction compétitifs et en déployant des efforts d'éducation financière afin de faciliter la lecture dudit marché, un point où la Bourse de Casablanca donne un bon exemple à travers les formations volontaires et gratuites à l'Ecole de la Bourse.

Cette étude, dont les résultats se basent sur les réponses du management des 500 entreprises les plus performantes au Maroc, est la première d'une série de sept rapports qui seront élaborés par Cejefic Consulting afin d'apporter sa contribution au diagnostic de l'activité boursière et financière au Maroc.

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