Force spéciale de la DGST: Ces hommes qui campent au front de la lutte anti-terroriste

A l'évocation des forces spéciales, se dressent dans l’esprit de tout un chacun un chapelet d’images faites d’hommes baraqués, cagoulés, immobiles, jambes écartées, les mains embrassant leurs armes comme on embrasserait sa bien-aimée, le regard perdu dans l’horizon et imperturbable. Des hommes qu’on n’aimerait pas rencontrer dans une ruelle sombre !

Force spéciale de la DGST: Ces hommes qui campent au front de la lutte anti-terroriste

Le 18 novembre 2020 à 12h31

Modifié 10 avril 2021 à 23h03

A l'évocation des forces spéciales, se dressent dans l’esprit de tout un chacun un chapelet d’images faites d’hommes baraqués, cagoulés, immobiles, jambes écartées, les mains embrassant leurs armes comme on embrasserait sa bien-aimée, le regard perdu dans l’horizon et imperturbable. Des hommes qu’on n’aimerait pas rencontrer dans une ruelle sombre !

Voilà pour la légende urbaine. Dans la réalité, pour avoir rencontré certains des patrons de ces forces spéciales, la MAP peut attester – avec certitude – qu’ils s’agit d’hommes affables, très instruits, dotés d’un haut sens de la responsabilité vis a vis de leur pays, de sa sécurité et de la quiétude de ses citoyens. Des hommes avec lesquels on aimerait parler de la pluie et du beau temps sur la terrasse d’un café.

Les forces spéciales marocaines sont formées du groupe d’intervention rapide (GIR), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). C’est une unité d’élite surentraînée, hautement qualifiée et très bien équipée, qui avait été créée en 2004, au lendemain des attentats du 16 mai 2003 à Casablanca.

Le «GIR» a pour mission principale de traquer, démanteler et mettre hors d’état de nuire les cellules terroristes avant qu’elles ne passent a l’acte. Accessoirement, ses éléments prêtent main forte aux autres services de la DGSN dans des opérations coup de poing contre le crime organisé ou dans le cadre des opérations d’assainissement des foyers de la petite délinquance.

Le mot d’ordre, érigé en religion, des opérations du GIR tient en quelques mots: neutraliser la cible avec zéro risque pour ses éléments, pour la famille de la cible et pour la cible elle-même.

Pour ce faire, sont nécessaires des semaines de planification, de repérage et dissimulation et de préparation en fonction de la dangerosité des cibles. Autant dire que les informations minutieuses recueillies sur le terrain et les données opérationnelles, qui sont passées au crible avant chaque opération, sont primordiales pour ces spécialistes des opérations sécuritaires. Il n’est pas rare que leurs patrons perdent le sommeil pendant les jours précédant l’opération.

Les unités du GIR sont réparties en fonction de leur spécialisation, leurs atouts et la formation de leurs membres qui opèrent sur le terrain. Leurs actions sont minutieusement planifiées, avec une synchronisation millimétrée. Leurs interventions sont souvent comparées, avec raison, à celle du scalpel d’un chirurgien. Faire l’ablation de l’organe pourri afin de sauver le reste du corps et préserver son intégrité.

5 unités opérationnelles

>Il y a d’abord l’unité « brèche » spécialisée dans l’ouverture des portes. Son rôle consiste a dégager le chemin dans un laps de temps très court qui ne devrait pas dépasser une minute pour faire céder les portes les plus résistantes.

>L’unité « escalade », composée de varappeurs agiles hyper entraînés, a pour mission d’escalader les murs, de s’introduire sur les lieux des opérations sans attirer les soupçons des cibles ou des badauds.

>Une « équipe snipers« , composée de la crème de la crème du GIR. Ce sont des tireurs d’élite dotés d’un mental d’acier et d’une précision d’orfèvre au moment d’exécuter le tir ultime contre une cible irréductible.

>L’équipe de ménage est composée de démineurs qui n’hésitent pas à aller au charbon, au péril de leurs vies, pour que les autres, celles des éléments du GIR et des citoyens, soient sauves.

>Enfin, une « équipe de protection des VIP » qui est destinée à la protection rapprochée des personnalités distinguées en visite dans le pays.

Entraînements intensifs et quotidiens, deux séances de tir hebdomadaires

Ces différentes équipes sont investies de missions hautement stratégiques qui nécessitent des entraînements intensifs et quotidiens et au moins deux séances de tirs hebdomadaires.

C’est ce professionnalisme chevillé au corps et une efficacité à toute épreuve qui ont permis à ces hommes en noir de démanteler des centaines de cellules terroristes. Un palmarès que peu de corps similaires dans le monde sont capables d’étaler.

Les critères de recrutement

S’agissant du recrutement de ces hommes hors normes, le commandant du GIR est sans concession. Un cursus sportif remarquable, des aptitudes sportives exceptionnelles, un niveau de culture générale très appréciable et une force de caractère qui permet aux futurs GIR d’optimiser leur performance et de favoriser leur habilité sur le terrain.

De par la sensibilité de leurs tâches et le risque élevé qui plane sur leur personne, lors de l’exécution de leurs vaillantes et périlleuses missions, les agents du GIR sont constamment accompagnes par une unité médicale qui se charge d’administrer les premiers soins et de porter assistance aussi bien aux membres de l’unité qui en auraient besoin, qu’aux personnes présentes sur la scène d’intervention.

Si le contexte de la crise sanitaire causée par la Covid a obligé les apprentis-terroristes à mettre en sourdine leurs plans sordides, il n’en demeure pas moins que la menace terroriste est omniprésente. Elle s’adapte rapidement et se meut en fonction des contextes. Pendant le confinement, les activités de propagande et de prosélytisme se sont exacerbées sur internet.

La réponse sécuritaire à cette recrudescence des appels à la haine proférés par des terroristes présumés s’est soldée par une trentaine d’arrestations menées par les membres du GIR.

Il a été aussi remarqué que la traque inlassable de ces cellules a resserré l’étau davantage sur leurs membres, qui ont opéré une sorte de délocalisation de leurs actions en dehors du périmètre urbain. En ville comme à la campagne, les forces spéciales continueront à se dresser comme un rempart contre les entreprises sanguinaires ourdies par des énergumènes, dans le cadre de la loi et dans le but de préserver la sécurité de ce pays et la quiétude de ses citoyens.

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