Violences faites aux enfants. Des chiffres en baisse mais toujours inquiétants

En 2019, 5.650 affaires de violences infantiles ont été constatées contre 6.702 en 2018. Les agressions sexuelles représentent 2,6% des maltraitances subies par les mineurs. Voici les chiffres de la présidence du ministère public.

Violences faites aux enfants. Des chiffres en baisse mais toujours inquiétants

Le 18 janvier 2021 à 17h34

Modifié 11 avril 2021 à 2h49

En 2019, 5.650 affaires de violences infantiles ont été constatées contre 6.702 en 2018. Les agressions sexuelles représentent 2,6% des maltraitances subies par les mineurs. Voici les chiffres de la présidence du ministère public.

Avec une baisse de 15,69% du nombre d’affaires de violences faites aux enfants, l’année 2019 se distingue par une amélioration des indicateurs présentés par la présidence du ministère public dans son rapport annuel.

« Peu importe leur nature, leurs objectifs ou encore le degré de gravité, les violences faites aux enfants constituent une violation des droits humains et représentent un indicateur de la régression des valeurs sociales au niveau de l’éducation et du développement », indique le rapport. 

La présidence du ministère public souligne que ces violences constituent une cassure entre l’enfant et la société. Elles engendrent la perte de confiance et d’espoir qui accompagnent l’enfant toute sa vie.

« Elles risquent d’anéantir tous les efforts fournis dans le but d’améliorer la situation de l’enfant dans notre pays », lit-on dans le rapport. 

Dans ce sens, une attention particulière est accordée à la lutte contre les violences faites aux enfants, notamment par le parquet qui chapeaute les enquêtes pénales relatives aux plaintes et aux affaires de violences contre les enfants, dont le bilan de l’année 2019 a été publié par la présidence du ministère public. 

23,19% des auteurs de violences sont de la famille des victimes

En 2019, 6.291 personnes ont été poursuivies dans le cadre de 5.650 affaires de violences faites aux enfants. Celles-ci étaient au nombre de 6.702 en 2018. 

Selon la présidence du ministère public, la comparaison des chiffres entre ces deux années montre une baisse du nombre d’affaires de viol (-51,6%). Idem pour les affaires d’attentat à la pudeur avec violences (-22%). 

Les crimes les plus répandus (dont le nombre d’affaires dépasse les 1.000) sont ceux entraînant une incapacité temporaire (1.429 cas), l’attentat à la pudeur avec violences (1.349) et l’abandon d’enfant (1.007). 

Quant aux responsables de ces violences, la présidence du ministère public indique que la majorité (5.402) sont des hommes adultes. Tandis que les femmes poursuivies dans le cadre de violences faites aux enfants sont au nombre de 453. 

Les violences commises par les proches (père, mère, frère et sœur ou conjoint) constituent 23,19% de la totalité des actes de violences subis par les enfants.

En effet, 1.459 des personnes poursuivies en 2019 sont membres de la famille des victimes, sachant que les pères représentent 89,17% et que les mères, au nombre de 95, en représentent 6,51%. 

Cela dit, la présidence du ministère public souligne que plus de 76% des auteurs des violences faites aux enfants sont des tiers qui n’ont pas de liens familiaux avec leurs victimes. 

Le nombre de cas de violences sexuelles subies par les enfants durant l’année 2019 est de 34, soit 2,6% de la totalité des agressions sur mineurs. 

Selon la présidence du ministère public, « même si ce pourcentage n’est pas le plus élevé, il représente quand même un danger qui impacte négativement la vie de l’enfant, son avenir et la stabilité de la famille ».  

58% des enfants victimes de violences sont des filles. “Un pourcentage quasi équitable” entre les genres, selon la présidence du ministère public qui souligne une baisse par rapport à 2018, puisque cette année-là, 66% des victimes étaient des petites filles. 

Cela dit, leur nombre reste beaucoup élevé en matière de violences sexuelles. Elles sont 1.912 victimes de ce type d’agressions contre 493 garçons. 

1.229 mesures de protection prises en 2019

Selon la présidence du ministère public, les articles 510 et 511 du code de procédure pénale viennent protéger les mineurs puisqu’ils permettent au parquet de solliciter le juge ou le conseiller chargé des mineurs afin d’activer les mesures de protection prévues par la loi. 

Il s’agit notamment de placer le mineur chez une personne de confiance (dans 139 cas en 2019), dans un établissement spécialisé ou une association d’intérêt public qualifiée pour ce genre d’intervention (114), voire un établissement ou centre public chargé de la protection de l’enfance (492). 

Au total, le nombre de mesures prises en 2019 à l’initiative du parquet, pour protéger les enfants victimes de violences a atteint 1.229. Un chiffre en régression, comparé aux 4.480 mesures prises en 2018. 

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