Vaccination anti-Covid : Le ministère de la Santé fixe la procédure

Le ministère de la Santé a établi une fiche technique sur la vaccination anti-Covid-19 dans laquelle il détaille les différentes règles à respecter par les personnes injectant le vaccin (les vaccinateurs) avant, pendant et après le processus de vaccination. Il détaille également les effets indésirables locaux et systémiques.

Vaccination anti-Covid : Le ministère de la Santé fixe la procédure

Le 25 janvier 2021 à 15h22

Modifié 11 avril 2021 à 2h50

Le ministère de la Santé a établi une fiche technique sur la vaccination anti-Covid-19 dans laquelle il détaille les différentes règles à respecter par les personnes injectant le vaccin (les vaccinateurs) avant, pendant et après le processus de vaccination. Il détaille également les effets indésirables locaux et systémiques.

Avant toute chose, le vaccinateur doit porter une surblouse, une combinaison de protection individuelle, des gants et un masque. Il doit procéder scrupuleusement à l’hygiène des mains : « Utilisez un désinfectant à base d’alcool ; frottez-vous les mains pendant 20 à 30 secondes. Utilisez du savon, de l’eau courante et une serviette à usage unique ; lavez-vous les mains pendant 40 à 60 secondes« , indique-t-on dans la fiche technique.

Avant la vaccination

Les vaccinateurs doivent procéder à des vérifications, avec une distinction entre les contre-indications absolues, à savoir les femmes enceintes ou allaitantes et les personnes ayant déjà eu une réaction allergique systémique (y compris une anaphylaxie immédiate) à tout composant de ce vaccin ; et les contre-indications temporaires, c’est-à-dire les personnes ayant une maladie infectieuse en phase aiguë (y compris la Covid-19 confirmée).

Le fiche technique mentionne les cas pour lesquels le report de la vaccination n’est pas nécessaire, en l’occurrence les patients porteurs de maladies mineures sans fièvre ni troubles systémiques. Les personnes immunodéprimées et infectées par le VIH doivent également recevoir le vaccin. « Ces personnes peuvent ne pas produire une réponse anticorps complète et doivent donc continuer à suivre les conseils pour éviter toute exposition, sauf indication contraire de leur médecin« , souligne toutefois le ministère de la Santé.

En revanche, « si une personne est gravement malade, la vaccination peut être reportée jusqu’à ce qu’elle soit complètement rétablie, ceci afin d’éviter de confondre le diagnostic différentiel de tout maladie aiguë (y compris le Covid-19) en attribuant, à tort, tout signe ou symptôme de maladie comme étant de possibles réactions au vaccin ».

Concernant les antécédents actuels ou antérieurs de la maladie Covid-19, le ministère fait savoir que « les personnes actuellement malades et présentant des symptômes du Covid-19 ne devraient pas recevoir le vaccin Covid-19 jusqu’à ce qu’elles soient rétablies. Les personnes atteintes du Covid-19 peuvent êtres vaccinées après leur guérison. Si des anticorps ont déjà été fabriqués contre la maladie après infection, le vaccin du Covid-19 devrait stimuler les anticorps préexistants« .

Concernant la co-administration du vaccin avec d’autres vaccins inactivés ou vivants, les autorités de santé indiquent que la planification du vaccin du Covid-19 et d’autres vaccins « devrait idéalement être séparée par un intervalle d’au moins 7 jours pour éviter une attribution incorrecte d’événements indésirables potentiels« . Le ministère formule cette précaution « sur la base des informations actuelles sur les premiers vaccins Covid-19 autorisés« .

Pendant la vaccination

Le vaccin du Covid-19 doit être injecté dans le muscle deltoïde. La personne doit être vaccinée en position assise.

Le protocole définit 10 étapes pendant la vaccination :

1- Nettoyer la peau : utiliser un désinfectant en faisant un mouvement circulaire à partir du point central vers l’extérieur en décrivant un cercle d’environ 5 cm de diamètre ;

2- Laisser sécher le site afin d’éviter à l’usager la sensation de brûlure lors de l’introduction de l’aiguille ;

3- Tendre fermement la peau entre l’index et le pouce ;

4- Enfoncer l’aiguille dans le muscle à un angle de 90°, d’un mouvement sûr et rapide ;

5- Relâcher la peau. « Il n’est pas nécessaire d’aspirer avant l’injection, puisque aucun problème lié au manque d’aspiration n’a été signalé« , précise-t-on.

6- Injecter le produit immunisant ;

7- Retirer l’aiguille et comprimer légèrement le point d’injection avec un tampon d’ouate ou du coton ;

8- Jeter la seringue utilisée et souillée dans le contenant prévu à cette fin ;

9- Ne jamais replacer le capuchon de l’aiguille, ne pas plier ni casser l’aiguille ;

10- Appliquer une légère pression à l’aide de gaze ou de coton en cas de saignement.

Chez les patients sous coagulant, le vaccin doit être administré avec prudence, avec une seringue fine. La vaccination doit être suivie d’une pression ferme appliquée sur le site (sans frottement) pendant au moins 2 minutes. L’individu doit aussi être informé du risque d’hématome du lieu de l’injection.

Après la vaccination

Les personnes vaccinées doivent être surveillées au moins 15 minutes pour déceler tout effet indésirable immédiat. Elles doivent être informées des réactions potentielles attendues aux vaccins du Covid-19 et sur la deuxième dose qui complète la vaccination.

Même si elles sont vaccinées, elles doivent continuer à respecter les gestes barrières. Le ministère indique en effet qu’elles doivent « continuer à suivre les conseils en vigueur concernant la pratique de la distanciation physique, le port d’un masque facial et le lavage des mains soigneusement et fréquemment« .

Quels effets indésirables après la vaccination ?

La fiche technique mentionne les différents effets indésirables après vaccination (EIPV). Les effets locaux peuvent se présenter sous la forme d’une douleur locale ; d’une rougeur et d’une chaleur locales ; d’un œdème ou d’une tuméfaction locale ; d’une éruption ; d’une douleur étendue sur tout le bras ; d’une induration (durcissement de la peau) ou d’un nodule (grosseur qui prend forme à la surface d’un tissu ou d’un organe).

Les effets systémiques, c’est-à-dire qui concernent la totalité de l’organisme et non pas seulement une partie du corps, sont les suivants : fièvre, frissons, myalgies (douleurs musculaires), arthralgies (douleurs articulaires), courbatures et fatigue, céphalées, malaises, diarrhées, nausée, irritabilité et vertige.

Les effets indésirables locaux et systémiques sont cependant considérés comme des réactions normales et ne doivent pas susciter une inquiétude particulière. 

Des réactions vasovagales (évanouissement) peuvent survenir « parfois avant l’administration, mais habituellement de quelques secondes à quelques minutes après« . Le patient fait état d’une sensation de perte de conscience, d’étourdissements, de nausées et de vomissements, et de convulsions dans certains cas. La respiration est ralentie, voire apnée de quelques secondes dans certains cas. Le pouls est ralenti et faible, mais régulier. Dans ce cas, il faut « coucher la personne sur le dos, les jambes soulevées, ou la faire asseoir la tête entre les jambes. Bien aérer la pièce et placer une serviette humide et froide sur le visage. Rassurer la personne et prendre les signes vitaux de la personne« .

Des réactions anaphylactiques (allergies) peuvent survenir « dans les 30 minutes qui suivent l’administration du produit« , précise le protocole, ajoutant que « les réactions les plus graves surviennent dans les 15 premières minutes« . Le patient présente une anxiété au début et son état peut évoluer vers une perte de conscience dans les cas graves. Il présente également des difficultés respiratoires (toux, éternuements, dyspnée, respiration sifflante, stridor), et peut avoir des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales et des diarrhée. Son poux est rapide, faible et irrégulier.

En cas de réactions anaphylactiques, le patient doit se voir administrer l’adrénaline en intramusculaire (IM) dans un autre site différent de l’injection du vaccin, ou à 2.5 cm du point d’injection. L’opération doit être répétée toutes les 5 à 15 minutes si le patient ne présente pas une amélioration des signes vitaux (pression artérielle, pouls, fréquence respiratoire). La position du patient doit être la suivante : demi-assise en cas de détresse respiratoire ; en décubitus dorsal (la personne est à plat-dos) avec les jambes surélevées en cas de détresse cardiorespiratoire. Enfin, le médecin référant de la circonscription sanitaire doit être contacté.

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