Mehdi Tazi : La multiplication des accords boostera à terme les échanges Maroc-Israël

Depuis la reprise de leurs relations diplomatiques en décembre, le Maroc et Israël ont signé plusieurs conventions pour collaborer dans les domaines économiques et scientifiques. Si pour Mehdi Tazi, vice-président de la CGEM, la récente signature d’un accord de partenariat stratégique entre les patronats marocain et israélien va permettre de poser un cadre officiel pour booster les échanges, la conclusion d’un accord de libre-échange n’est pas encore à l’ordre du jour.

Mehdi Tazi : La multiplication des accords boostera à terme les échanges Maroc-Israël

Le 24 mars 2021 à 16h21

Modifié 11 avril 2021 à 2h50

Depuis la reprise de leurs relations diplomatiques en décembre, le Maroc et Israël ont signé plusieurs conventions pour collaborer dans les domaines économiques et scientifiques. Si pour Mehdi Tazi, vice-président de la CGEM, la récente signature d’un accord de partenariat stratégique entre les patronats marocain et israélien va permettre de poser un cadre officiel pour booster les échanges, la conclusion d’un accord de libre-échange n’est pas encore à l’ordre du jour.

Trois mois après avoir signé quatre conventions relatives aux secteurs économique, commercial et touristique, les deux pays ont conclu lundi 22 mars, via leurs patronats respectifs, un nouvel accord de partenariat stratégique pour promouvoir leurs relations économiques et commerciales mais aussi partager leurs informations et expériences dans le domaines du développement technologique.

Sollicité par Medias24, le vice-président de la CGEM pense que cette multiplication d’accords directs est un préalable obligatoire pour faire bondir à terme le volume d’affaires entre deux pays qui s’ignoraient encore tout récemment et ne disposaient d’aucun cadre officiel de coopération directe.

« Aucune discussion n’est en cours pour signer un accord de libre-échange »

Sur une éventuelle volonté commune des patronats marocain et israélien de pousser les deux autorités gouvernementales à signer à terme un accord de libre-échange, Mehdi Tazi s’inscrit tout de suite en faux contre un sujet très loin des discussions menées lors de la signature du partenariat stratégique.

« Lors des discussions qui ont eu lieu avant la signature de l’accord des représentants du secteur privé, ce sujet n’a pas du tout été mis sur la table ou même évoqué car la CGEM ne peut pas se substituer à l’Etat en entamant des discussions qui relèvent de la seule compétence des gouvernements respectifs.

« Un accord patronal qui s’inscrit dans la normalisation initiée en décembre »

« L’accord signé par la CGEM s’inscrit simplement dans la continuité de la normalisation des relations impulsées par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. 

« Ce que nous avons voulu faire, c’est simplement jouer notre partition en rapprochant les deux communautés d’affaires sachant que d’un côté comme de l’autre, nous avons identifié des secteurs qui pouvaient présenter un intérêt pour le secteur privé marocain en Israël ou israélien au Maroc.

« Création préalable d’un cadre officiel de coopération »

« A partir de là, notre rôle est donc de rapprocher les secteurs privés en les faisant mieux se connaitre et en présentant d’un côté comme de l’autre les opportunités d’affaires qui pourront être saisies.

 « Dans le cadre d’un conseil d’administration de la CGEM, nous avons donc commencé par créer un cadre officiel qui a été structuré avec la nomination d’un président du conseil d’affaires chargé de piloter cette relation avant d’établir des relations directes avec les patronats israéliens pour être en mesure d’identifier cinq ou six secteurs pertinents sur lesquels nous devions tous travailler en priorité.

Expertise israélienne en eau contre tourisme marocain

« C’est le cas dans la gestion de l’eau où nous avons probablement beaucoup de choses à apprendre de nos nouveaux partenaires mais également dans le secteur du tourisme.

« En effet, on pense qu’il existe un fort intérêt de la nombreuse communauté israélienne d’origine marocaine qui serait très intéressée de visiter le Maroc pour des raisons religieuses ou pas d’ailleurs.

« La prochaine étape consistera à multiplier les visites de part et d’autre »

Sur ce qui reste à faire, Tazi affirme qu’un cadre d’échange est désormais posé mais que le Conseil d’affaires maroco-israélien qui est le 52ème de la CGEM doit désormais travailler sur un plan d’action.

« Il faudra encore du temps avant que tout se mette en place car ce n’est que quand la situation sanitaire dans les deux pays le permettra que nous pourrons compléter les accords signés par des visites dans les deux sens », précise le vice-président en se félicitant de la création du cadre d’échange.

« Il ne faut pas se précipiter car la mise en place de la convention devra être suivie de visites des opérateurs marocains et israéliens pour obtenir plus d’informations sur les secteurs qui présentent un intérêt », conclut le vice-président qui tout en espérant créer de la valeur ajoutée pour l’économie marocaine avance que la création d’un accord de libre-échange n’est pas encore d’actualité.

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