Banque mondiale: les défis de la participation des femmes au marché du travail au Maroc

Dans un article, la Banque mondiale donne un aperçu sur les défis auxquels le Maroc est confronté en termes de participation féminine au marché du travail et dont le taux n'est que légèrement au-dessus de la moyenne de la région Mena.

Banque mondiale: les défis de la participation des femmes au marché du travail au Maroc

Le 15 avril 2021 à 12h25

Modifié 15 avril 2021 à 12h25

Dans un article, la Banque mondiale donne un aperçu sur les défis auxquels le Maroc est confronté en termes de participation féminine au marché du travail et dont le taux n'est que légèrement au-dessus de la moyenne de la région Mena.

L’article « Tendances et déterminants de la participation féminine au marché du travail (FLFP) au Maroc: une première analyse exploratoire » de la Banque mondiale donne un aperçu des défis auxquels le Maroc est confronté.

Les données proviennent de 18 vagues transversales de l’enquête nationale sur l’emploi entre 2001 et 2018, de trois vagues d’enquêtes sur les valeurs mondiales entre 2001 et 2011 et de quatre vagues du baromètre arabe entre 2006 et 2017.

Dans l’ensemble, l’étude révèle l’existence de deux marchés du travail différents au Maroc: l’un dans les zones rurales, où l’emploi et la participation sont plus élevés pour les deux sexes. Et l’autre dans les zones urbaines, où l’inactivité est extrêmement élevée pour les femmes et relativement faible mais en augmentation pour les hommes.

Les principales conclusions de la Banque mondiale sont:

– Un niveau de scolarité plus élevé pour les femmes signifie une plus grande participation.

– Mieux le chef de famille est instruit, plus la femme restera hors de la population active, en particulier dans les ménages ruraux.

Être mariée réduit la probabilité de participation: dans les zones urbaines, rester célibataire réduit la probabilité d’inactivité chez lez femmes de 30% et 20% dans les zones rurales.

– La présence d’autres femmes inactives dans le ménage augmente la probabilité qu’une femme soit inactive.

« Le FLFP du Maroc est resté l’un des plus bas au monde et est encore plus bas qu’il y a deux décennies », souligne la banque. Et ce, malgré un PIB par habitant plus élevé, un taux de fécondité plus bas et un meilleur accès à l’éducation.

En 2018, à 21,6%, le taux de FLFP du Maroc se classait 180e sur un échantillon de 189 pays et 78,4% des Marocaines âgées de 15 à 65 ans n’étaient ni employées ni à la recherche d’un emploi.

« De plus, bien que la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord (Mena) soit caractérisée par des taux de FLFP historiquement bas, le Maroc est l’un des rares pays à avoir enregistré une baisse soutenue », ajoute la Banque mondiale en soulignant que si cette tendance persiste, dans quelques années, le taux de FLFP du Maroc pourrait être inférieur à la moyenne de la région, étant donné qu’il est maintenant légèrement au-dessus de la moyenne Mena de 21%.

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