Aïd Al Fitr : L’interdiction des déplacements risque de plomber la fréquentation touristique

Les opérateurs touristiques espèrent que les déplacements intervilles seront autorisés explicitement ou bien facilités, au moins pour les détenteurs d'une réservation hôtelière, à l'occasion des 4 jours chômés de Aïd Al Fitr.

Aïd Al Fitr : L’interdiction des déplacements risque de plomber la fréquentation touristique

Le 10 mai 2021 à 19h03

Modifié 11 mai 2021 à 12h17

Les opérateurs touristiques espèrent que les déplacements intervilles seront autorisés explicitement ou bien facilités, au moins pour les détenteurs d'une réservation hôtelière, à l'occasion des 4 jours chômés de Aïd Al Fitr.

Signe de détente ou maintien du statu quo? Un communiqué officiel a démenti au milieu de la nuit, les informations faisant état d’un bouclage de la ville de Fès entre le 11 et le 16 mai.

Aïd Al Fitr est considéré par les professionnels du tourisme comme une période de reprise des affaires après l’atonie du Ramadan. Mais pour les quatre jours fériés de l’Aïd de cette année, les hôteliers se disent pessimistes sur le futur taux d’occupation de leurs établissements, en raison d’un niveau de réservation inhabituellement bas pour cette période de l’année.

Pas d’augmentation des réservations à Marrakech

Requérant l’anonymat à l’instar de ses confrères, un opérateur de la ville ocre, destination traditionnellement très courue pendant l’Aïd, nous déclare qu’il faudra attendre la semaine qui suivra la fin des jours fériés pour faire le bilan et connaître l’évolution de la fréquentation hôtelière.

« En raison de la reconduction de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 juin et de l’obligation toujours valable de présenter une autorisation de déplacement aux barrages routiers avant l’entrée de Marrakech, il n’y a eu, pour l’instant, aucune augmentation significative des réservations hôtelières », explique notre source qui met en cause la poursuite des mesures de restriction de circulation par les autorités.

Une corvée administrative qui décourage les nationaux à voyager

« En effet, le fait qu’un résident de Tanger ou de Casablanca qui veut passer l’Aïd dans un hôtel de Marrakech doive toujours obligatoirement réclamer une autorisation de déplacement à la préfecture de son domicile principal, est un véritable frein pour la reprise du tourisme national.

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« Si certains policiers des barrages routiers ne la réclament pas systématiquement aux voyageurs-automobilistes, sa non-présentation peut valoir à certains d’être refoulés sans ménagement vers leur lieu de résidence, ce qui au final ne manque pas de décourager les candidats nationaux à voyager.

La suppression de l’autorisation de déplacement provoquera un rush des arrivées nationales

« En fait, si les autorités décident de supprimer ce document administratif qui permet de se déplacer entre les villes, la demande ne manquera pas d’exploser même pendant cette période de Covid.

« En effet, rien qu’avec les visiteurs de Rabat et de Casablanca, tous les hôtels de Marrakech mais aussi d’autres villes touristiques seront certainement tous complets.

« Pour l’instant, sachant que les nationaux décident de voyager à la dernière minute et que les hôtels ouverts n’ont pas reçu de nombreuses réservations, nous n’avons aucune visibilité sur la suite des événements.

Visibilité ou pas, la reprise se prépare déjà

« Ceci-dit, si après une période de 14 mois d’inactivité, dont celle du Ramadan, les professionnels (hôteliers, restaurateurs …) ont beaucoup souffert, cela ne les empêche pas de se livrer à un grand nettoyage et de mettre en œuvre toutes les mesures de précaution sanitaire pour être prêts le jour J.

« Ainsi, dans les 110 hôtels ouverts sur les 250 que compte Marrakech, il devrait y avoir un taux de remplissage intéressant, grâce aux nombreuses arrivées de dernière minute des touristes nationaux.

« Que ce soit dans les hôtels 4 et 5 étoiles, dans les petits établissements classés ou même dans les tentes du désert d’Agafay, le personnel se prépare à accueillir des clients qui prendront soit juste des nuitées soit des formules All Inclusive dans les clubs de la ville », conclut notre interlocuteur qui espère une suppression rapide de l’autorisation de déplacement interurbain suivie de la réouverture des frontières dès fin juin pour accueillir des touristes étrangers et des MRE.

Même attentisme des hôteliers à Dakhla, Agadir et Ifrane

Interrogés à leur tour, des hôteliers des villes touristiques d’Ifrane, d’Agadir et de Dakhla nous confirment avoir reçu plusieurs demandes de séjour mais que leurs clients ont tous réclamé une annulation gratuite de leur réservation, dans le cas où ils ne pourraient pas accéder à leur destination.

Tout aussi prudents que leur confrère de Marrakech sur leur futur taux de remplissage, ils espèrent que sur le terrain, les autorités n’exigeront plus systématiquement l’autorisation de déplacement et seront flexibles pour accepter les voyageurs qui ne disposent que d’une réservation hôtelière…

Précisons qu’à l’heure où nous publions cet article, nous n’avons pu joindre « Autoroutes du Maroc » pour savoir si un dispositif particulier de circulation routière durant les quatre jours fériés de l’Aïd El Fitr a été prévu.

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