Al Haouz : La construction de 50 puits, un projet à vocation sociale pour 35.000 Marocains

Dans la région d’Al Haouz, l’association Rawae, qui installe des puits en milieu rural, en a construit 50 durant le Ramadan. Elle a également installé 800 panneaux solaires, tuyaux d’eaux et pompes pour l’acheminement de l’eau potable, dans une démarche écoresponsable et durable.

Al Haouz : La construction de 50 puits, un projet à vocation sociale pour 35.000 Marocains

Le 19 mai 2021 à 16h20

Modifié 19 mai 2021 à 16h31

Dans la région d’Al Haouz, l’association Rawae, qui installe des puits en milieu rural, en a construit 50 durant le Ramadan. Elle a également installé 800 panneaux solaires, tuyaux d’eaux et pompes pour l’acheminement de l’eau potable, dans une démarche écoresponsable et durable.

L’association Rawae a construit, pendant le mois de Ramadan, 50 puits dans la région d’Al Haouz et au niveau des frontières régionales avec Azilal et Ouarzazate. Au total, environ 35.000 Marocains vont bénéficier de ces constructions.

A cela s’ajoute l’installation de 800 panneaux solaires, tuyaux d’eaux et pompes pour acheminer l’eau vers les foyers des différents douars, mais aussi des mosquées et des écoles et, plus largement, « de toute construction qui nécessite un acheminement en eau », précise Fahd Ghaidi, membre de l’association Rawae, contacté par Médias24. Des constructions de puits devraient également débuter dans les prochaines semaines, dans les régions de Taza et d’Essaouira. « On est en train d’effectuer des études de terrain pour évaluer le nombre exact de puits dont ces régions ont besoin », précise Fahd Ghaidi.

Privilégier les panneaux solaires plutôt que l’électricité ou le fioul

Car avant de procéder à la construction, il faut d’abord étudier les besoins des régions et des populations. Pour cela, l’association Rawae travaille en collaboration avec les associations locales. « C’est en travaillant avec elles que l’on parvient à définir en amont les besoins et à entrer en contact direct avec les habitants. On commence d’abord par effectuer des missions de repérage pour évaluer les lieux et les besoins, et procéder à des études topographiques, le but étant avant toute chose de savoir s’il est possible de trouver de l’eau dans la zone où la construction des puits est envisagée. Ce sont des ingénieurs qui chapeautent ce travail. Une fois que la présence d’eau est détectée, les forages peuvent être entamés », explique Fahd Ghaidi.

Le projet de construction du puits est en effet un projet complet, qui débute par le forage, pour ensuite construire le réservoir d’eau et implanter les pompes et les panneaux solaires afin d’assurer l’accès direct à l’eau depuis les robinets installés dans les maisons des bénéficiaires. « Les pompes doivent tourner grâce à une énergie. L’énergie qu’apportent les plaques solaires permettent justement d’activer le moteur pour que l’eau puisse monter. Ces plaques nous permettent aussi de ne pas avoir à utiliser l’électricité ou le fioul. On s’inscrit dans la vision que le Maroc a choisie, qui est celle des énergies renouvelables. L’apport de l’association est un apport à la fois concret, en apportant de l’eau aux habitations et à toute construction qui en a besoin, et environnemental, en préservant la nature et en minimisant les coûts environnementaux associés à ce genre de projets », poursuit Fahd Ghaidi.

Quant au coût financier d’un puits, il varie entre 60.000 et 240.000 DH, selon les reliefs de la région et la disponibilité des eaux souterraines. Les fonds sont collectés auprès de donateurs marocains résidant au Maroc ou à l’étranger. Certains font des dons ponctuels, et d’autres prennent entièrement en charge le coût d’un projet.

Des constructions à vocation sociale

L’apport de ces constructions n’est pas qu’environnemental ; il est aussi social. La pénurie d’eau potable constitue en effet un grand risque pour la population et les bovins, et est l’une des causes principales de l’abandon scolaire. La consommation d’eau impropre est également à l’origine de problèmes de santé, notamment chez les femmes.

Fahd Ghaidi s’en explique : « Dans les douars, ce sont les femmes qui ont la responsabilité de gérer le foyer. Ce sont donc elles qui vont chercher l’eau, souvent à des kilomètres de leur domicile. Ces femmes utilisent l’eau pour s’hydrater et se laver ; elles font tout avec. Or bien souvent, elle est impropre à la consommation. Le fait de la boire ou de l’utiliser pour se laver peut affecter leur système génital et avoir un impact sur leur fertilité. Quant aux enfants, lorsque les responsabilités s’accentuent au sein du foyer et que les mères n’ont plus le temps de partir aux sources, ce sont eux qui doivent prendre le relais et assurer des tâches qui sont habituellement effectuées par les femmes. Ils se retrouvent donc face à un dilemme : « Poursuivre leur scolarité ou subvenir aux besoins de leur famille. Dans la majorité des cas, c’est cette pression du quotidien qui les contraint à abandonner l’école pour pouvoir assurer l’approvisionnement du foyer en eau. »

La construction de ces 50 puits devrait donc permettre de résoudre le « dilemme », et ainsi permettre à ces enfants de poursuivre leur scolarité.

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