L’association des cafetiers exprime son exaspération devant l’absence de visibilité et de communication

Face au manque de visibilité, l’Association des propriétaires de cafés et restaurants monte au créneau. Son conseil national tiendra une réunion ce mercredi 19 mai à 22H, pour décider des mesures qui seront prises, si le gouvernement n’autorise pas le secteur à prolonger les heures d’ouverture.

L’association des cafetiers exprime son exaspération devant l’absence de visibilité et de communication

Le 19 mai 2021 à 15h05

Modifié 19 mai 2021 à 15h30

Face au manque de visibilité, l’Association des propriétaires de cafés et restaurants monte au créneau. Son conseil national tiendra une réunion ce mercredi 19 mai à 22H, pour décider des mesures qui seront prises, si le gouvernement n’autorise pas le secteur à prolonger les heures d’ouverture.

A en croire les différentes sources sondées par Médias 24, la décision relative à l’assouplissement des restrictions en vigueur, notamment le prolongement des heures d’ouverture des cafés et restaurants jusqu’à 23H, devrait être annoncée ce jeudi 20 mai, à l’issue du Conseil de gouvernement.

L’Association des cafetiers et restaurateurs est à l’affût de cette décision. Des mesures proactives seront décidées lors d’une réunion prévue ce mercredi soir à partir de 22H. « Le but étant d’être prêt », nous confie son président Noureddine El Herrak, joint par nos soins.

« Nous avons épuisé tous les moyens de dialogue avec les ministères concernés par le secteur. Les indicateurs sanitaires sont en amélioration, mais le mutisme du gouvernement se poursuit. Ce retard est incompréhensible. Le secteur est en ébullition. Les membres du bureau national de l’Association, ainsi que les présidents des branches régionales se réuniront ce 19 mai dans la soirée, pour discuter des différentes décisions qui pourraient être prises en cas de maintien de la même heure de fermeture », soit 20 H du soir.

« A l’approche de l’été, et dans certaines zones où il fait déjà chaud, telles que Ouarzazate et Errachidia, les gens ne peuvent pas sortir de chez eux avant 18H ». Il faut dire qu’environ deux heures d’activité par jour sont loin d’être suffisantes pour honorer les engagements en terme de loyers, factures, salaires….

« Cette décision sera toutefois prise en coordination avec d’autres organismes professionnels. La réaction finale dépendra de notre degré d’accord », souligne-t-il, notant qu’ «il s’agit de mesures proactives. Elles seront immédiatement appliquées si le gouvernement maintient l’horaire actuel de fermeture, et abandonnées dans le cas où le prolongement des heures d’ouverture est décidé ».

M. El Herrak nous confie que « selon les échos que nous avons, cette décision devrait être prise lors du Conseil de gouvernement prévu jeudi 20 mai », mais au moment de la mise en ligne de cet article, aucune annonce officielle n’a encore été faite dans ce sens.

Toujours d’après le président de cette Association, plusieurs options seront discutées, dont les deux principales sont les suivantes :

-« Appeler les citoyens et les différents organismes professionnels à ne pas appliquer les décisions gouvernementales liées au couvre-feu, si toutes les instances (taxis, transporteurs touristiques, commerçants….) se mettent d’accord. On préfère les arrestations que de perdre nos projets. Tant que le gouvernement ne nous assure pas de quoi survivre, à quoi bon respecter ses décisions ? ».

-«Si on n’arrive pas à se mettre d’accord sur cette première option, on pourrait opter pour une marche nationale vers la présidence du gouvernement, ou le ministère de l’Industrie et du commerce, avec la remise des clés. Toute décision prise ne peut en aucun cas être annulée», conclut-il.

« Le secteur est dans une situation critique »

Une autre source de l’Association, contactée par Médias 24 nous confie que « la situation devient critique » pour les acteurs du secteur. « Le démarrage a également été très difficile après Ramadan ».

Après un mois sans activité, « on s’est retrouvés avec des avis d’imposition, des factures d’eau et d’électricité, des loyers, que la majorité des acteurs sont incapables de régler. Il faut savoir qu’un seul mois de loyer se situe autour de 10.000 à 15.000 DH ».

« Même ceux qui ont pris un crédit ‘Oxygène’, lors du confinement, sont pour la plupart incapables de payer les échéances ».

« Les inspections de la CNSS commencent aussi à faire le tour des établissements pour le paiement des déclarations. C’est malheureux, » regrette-t-il.

« Dans des pays étrangers, notamment la France et l’Espagne, les restaurateurs et cafetiers gagnent deux fois voire trois fois plus que nous au Maroc, mais paient beaucoup moins d’impôts. Tous ces facteurs mettent la moyenne et la petite entreprises en danger. Si on continue dans ce sens, seules les grandes entreprises pourront s’en sortir ».

Autre constat relevé par notre interlocuteur sur le terrain, « de nombreux acteurs basculent actuellement dans l’informel. Ils déclarent faillite au niveau de la direction des impôts et autres, mais continuent à travailler dans l’informel ».

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