Viandes de volaille : l’envolée des prix persiste

Elle est alimentée par la flambée des prix des matières premières agricoles et la hausse du coût du fret. Les prix du poulet de chair se sont envolés de 60% sur les quatre premiers mois de l'année.

Viandes de volaille : l’envolée des prix persiste

Le 4 juin 2021 à 11h48

Modifié 4 juin 2021 à 12h10

Elle est alimentée par la flambée des prix des matières premières agricoles et la hausse du coût du fret. Les prix du poulet de chair se sont envolés de 60% sur les quatre premiers mois de l'année.

Les prix des viandes blanches restent orientés à la hausse. Après la flambée enregistrée fin 2020 et au début de cette année, la tendance haussière continue et concerne tous les produits d’élevage des volailles. Et ne va pas s’estomper dans les semaines, voire les mois à venir, prédisent les professionnels. «Car elle demeure alimentée par le renchérissement tendanciel des matières premières, en particulier, celles entrant dans la fabrication des aliments composés», précise Chaouki Jerrari, directeur de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA). S’ajoute également le prix du fret qui a connu une hausse considérable.

Du coup, la charge additionnelle de production d’un kilo de poulet de chair est estimée à 2,50 DH, révèle la même source. 

Sur les quatre premiers mois de 2021, le prix de la viande du poulet de chair a explosé de plus de 60%, celui de la dinde de près du tiers alors que les œufs ont augmenté de 6%, en comparaison avec la même période de 2020. Ces niveaux sont relevés départ ferme. Pour ce qui est de la vente au détail, ils passent du simple au double, voire plus.

Sortie ferme, les prix du poulet vif sont négociés actuellement autour de 14 DH/kg avec un pic de 14,70 DH et un minimum de 9,50 DH.

Cependant, il y a un motif de satisfaction : le volume des viandes du poulet de chair traité dans les abattoirs agréés a bondi de 13% sur les quatre premiers mois de cette année, par rapport à la même période de 2020. Et celui de la dinde a pratiquement explosé de près de moitié.   

Avec un taux d’accroissement moyen de 6% par an sur les quatre dernières décennies, le secteur avicole a commencé à battre de l’aile depuis mars 2020. «La pandémie ayant été le détonateur d’une crise beaucoup plus alimentée par le renchérissement, à l’international, des matières premières que de ses effets sur l’économie nationale », souligne Jerrari.

En 2020, la production avicole avait atteint 635.000 tonnes, représentant ainsi 55% de la consommation totale des viandes, toutes origines confondues.

Par type de volaille, la production des viandes blanches se répartit en 535.000 tonnes de poulet et 100.000 tonnes de dinde. La filière assure également sa propre production de poussins de 1 jour et une part importante de dindonneaux. Tout comme, elle se fait prévaloir d’un outil industriel de production d’aliments composés totalisant 3 millions de tonnes.  

Pour le moment l’investissement cumulé par la filière se chiffre à près de 14 milliards de DH. Pour un chiffre d’affaires estimé à 27,4 milliards de DH et 140.000 emplois directs.

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