Comment l’Espagne a persuadé Ghali de faire une déclaration par visioconférence au juge

L'ancien directeur de cabinet d'Arancha González Laya, Camilo Villarino, révèle au juge dans le cadre de l'affaire Ghali, que ce dernier avait refusé de comparaître devant le juge de l'Audience nationale, Santiago Pedraz, concernant les accusations de torture, détention illégale et génocide; l'Espagne a fini par le convaincre de le faire. Voici le récit.

Comment l’Espagne a persuadé Ghali de faire une déclaration par visioconférence au juge

Le 15 septembre 2021 à 14h10

Modifié 15 septembre 2021 à 14h25

L'ancien directeur de cabinet d'Arancha González Laya, Camilo Villarino, révèle au juge dans le cadre de l'affaire Ghali, que ce dernier avait refusé de comparaître devant le juge de l'Audience nationale, Santiago Pedraz, concernant les accusations de torture, détention illégale et génocide; l'Espagne a fini par le convaincre de le faire. Voici le récit.

Dans sa comparution devant le juge de Saragosse Rafael Lasala, dans le cadre de l’affaire Ghali, entré en Espagne sans se soumettre au contrôle des passeports ni aux douanes, l’ancien directeur de cabinet d’Arancha González Laya, Camilo Villarino a déclaré que les Affaires étrangères ont dû convaincre Ghali de comparaître devant le juge de l’Audience Nationale, rapporte La Razon.

« Nous leur avons dit (Ghali et son entourage) que c’était obligatoire en vertu de la loi espagnole et qu’ils ne devraient pas chercher un problème ajouté à ceux qu’ils pourraient déjà avoir. En fait, nous lui avons dit qu’il pourrait faire l’objet d’un mandat de perquisition et d’arrêt s’il tentait d’éviter la comparution », peut-on lire dans sa déclaration au juge.

« Ghali a allégué qu’il bénéficiait d’une immunité de juridiction en tant que chef d’État de la prétendue République arabe sahraouie démocratique ». « Nous leur avons dit que nous étions très désolés, mais que nous ne reconnaissions pas cette soi-disant république et, par conséquent, le statut de chef de l’Etat à Brahim Ghali. »

Villarino a également expliqué au juge que dans la soirée du 15 avril, trois jours avant l’arrivée de Ghali en Espagne, il a reçu un appel « d’un haut fonctionnaire d’un autre ministère » qui lui a demandé s’il savait quelque chose sur la possible venue de Brahim Ghali en Espagne.

« Elle était la directrice de cabinet du premier vice-président du gouvernement », a-t-il répondu au juge à la question de savoir de quel ministère relevait cette personne.

A cette époque, le premier vice-président du gouvernement était Carmen Calvo.  González Laya a elle-même déclaré à Villarino le 16 avril avoir reçu « une demande formelle d’un pays tiers pour accueillir Brahim Ghali en Espagne ». Quarante-huit heures plus tard, le 18 avril, elle a confirmé que la décision avait été prise et lui a ordonné de gérer les procédures nécessaires pour l’accueillir.

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